La fin de l'E-reader Mirasol

Clément Solym - 23.07.2012

Lecture numérique - Tablettes - Mirasol - liseuse - E-reader


L'entreprise Qualcomm qui avait la primeur de l'innovation, avec la sortie de la liseuse Mirasol à écran couleur, une des technologies innovantes ces dernières années, semble passer à la trappe des ventes et perdre ses partenaires.

 

 

 

 

Une fabrication coûteuse pour un marché encore trop petit, même dans un pays à démographie explosive comme la Chine, le marché de l'E-reader est comparativement petit, et l'écran Mirasol n'a pas reçu le succès escompté d'après The Digital Reader.

 

Si la couleur y est, le soleil n'est pas au beau fixe pour Qualcomm, en effet, après avoir acheté Iridigm, le développeur original de la technologie d'écrans, l'entreprise avait depuis 2004 investi 170 millions de dollars pour des résultats plus que décevants en huit années de service.

 

Mais cette extinction progressive n'est pas une surprise, puisque son tout premier partenaire le vendeur sud-coréen Kyobo, à crié sauve (voir notre actualitté) après que SID Display Week l'usine de Qualcomm établie à Taïwan, parvenait non sans retard à fabriquer l'écran.

 

Pas facile de rentabiliser de tels investissements dans une technologie malgré tout révolutionnaire, et même si, comme leurs concurrents, Qualcomm espérait s'en sortir avec des coûts d'exploitation très bas ; il faut croire que même à ce prix là, la stratégie ne fonctionne pas.

 

Une raison pour expliquer cet échec, ces écrans économiques sont aussitôt moins nécessaires quand les batteries sont de plus en plus autonomes et que les puces (3g, 4g, Wifi, GPS, Bluetooth, CPU) ont un meilleur rendement énergétique.

 

Les perspectives pour Qualcomm aujourd'hui, d'après une dernière réunion trimestrielle et Paul E. Jacobs, président du groupe, en finir avec la fabrication et favoriser la commercialisation directe. Qualcomm est alors contraint de déléguer.

 

Mais pour l'heure, tout semble presque à refaire, puisque par le passé, Prime View International dont le nom est devenu  PVI et qui avait acheté e-ink et se trouvait être l'un de leurs partenaires a échoué avec de petites productions, avant même que l'usine Qualcomm ne soit en marche, ne parvenant pas à  obtenir la cote AQ, alors trop élevée pour des écrans qui n'ont pas passé l'étape des tests de vérifications. Des réalités sans doute pas encore à la hauteur des ambitions du groupe.