La tablette : révélation de l'année 2010

Clément Solym - 27.12.2010

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En cette fin d’année 2010, il est plus que temps de tirer les leçons d’un marché high-tech toujours en plein mouvement. Et, chiffres en main, il semble incontestable que la tablette est la révélation de l’année. Entre 2007 et 2009, on a vu, de manière parallèle, l’ascention du netbook et du smartphone illustrant plus que jamais l’existence d’un marché pour l’utilisation mobile d’Internet.

La tablette semble se glisser habilement au sein de cet univers de la miniaturisation et de la mobilité absolue. Offrant le confort d’un écran bien plus grand en moyenne que celui d’un smartphone, elle s’avère nettement plus légère et plus mobile qu’un netbook à capacités égales.

Encore une fois, pourrait-on dire, c’est Apple qui a ouvert la brèche, en lançant l’Ipad, sorti en mai 2010 en France. Et, comme toujours, une fois que le premier s’est fait une place, de nombreux concurrents viennent s’inviter à coup de copies et autres améliorations du produit initial.


Le marché de la tablette numérique illustre ainsi le mouvement qu’ont pu connaître les terminaux de téléphonie mobile à la suite de la sortie de l’iPhone en 2007. Le marché étant créé, de nombreux concurrents se sont jetés dans la course.

Apple continue de régner en maître sur le marché des tablettes, et les analystes de Citigroup d’avancer le chiffre de 35 millions d’appareils vendus en 2011, les trois quart seraient en l’occurrence des iPad…

On pourrait croire que la tablette couleur de chez Apple signe la fin des liseuses…et pourtant, on observe presque l’inverse, comme un effet d’entraînement pour l’ensemble du secteur. Le Kindle de chez Amazon n’en finit plus de monter dans les ventes et l’on prévoit 8 millions de ventes de ce reader sur 2011, à mettre en parallèle des 2,4 millions d’exemplaires écoulés en 2010.

Mais la pression du marché, pour les liseuses comme pour les tablettes généralistes, oriente les prix à la baisse. On s’attend rapidement à passer sous la barre des 300 euros pour un prix moyen. Qui est victime de l’ouverture de ces nouveaux marchés ? Principalement, voire uniquement, les fabricants d’unités fixes qui voient le secteur de la vente aux particuliers baisser de 10 % par an.