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Le piratage des ebooks progresse mais reste sous contrôle

Clément Solym - 14.10.2011

Lecture numérique - Législation - piratage - livre numerique - controle


L'évolution du marché conduit le monde de l'édition à faire face aux mêmes problématiques que l'industrie de la musique face au téléchargement illégal. Mais, selon nombre d'acteurs réunis à la Foire du livre de Francfort, s'il paraît impossible de faire disparaître le piratage, le problème reste tout à fait sous contrôle par des actions de vigilance et de pédagogie. (voir notre actualitté)
 
Selon Claire Holloway, le Kindle d'Amazon et l'iPad d'Apple répondent à la plus grosse part de la demande en livres numériques, soit 20 % des ventes aux États-Unis.
 
Il s'agirait de la preuve qu'une offre répondant aux attentes du consommateur, sur le fond et sur la forme, trouve sa demande. A contrario, échouer à offrir une offre numérique légitime et pertinente contribue à faire le jeu de la piraterie.
 
 
Sans compter le problème des prix élevés, qui pousse les étudiants à contourner le marché classique pour économiser sur leurs faibles revenus.
 
Ainsi, pour l'association des libraires et éditeurs allemands, 60 % des livres numériques qui circulent dans le pays ont été téléchargés illégalement. En Angleterre, où seulement 4 % du chiffre d'affaires du secteur du livre vient du numérique, l'incidence du piratage est difficile à établir, selon Richard Mollet, directeur de l'Association britannique des éditeurs.
 
Un outil mis en place par l'association britannique permet à ses membres d'identifier les sites qui hébergent illégalement leurs oeuvres. Dans 86 % des cas, le site contrevenant accepte de retirer le fichier litigieux.
 
Pour Thomas Mosch, de la Fédération des sociétés technologiques allemandes, toute la question est de parvenir à ne pas effrayer les gens prêts à payer pour du contenu, par des mesures excessivement contraignantes (comme les DRM ?).
« Il sera toujours impossible de faire quoi que ce soit contre les 10 % à 20 % de piratage », estime-t-il. « Mais avec 80 % à 90 % de gens prêts à payer, l'édition devrait être capable de survivre ».