Les ebooks de Pottermore dans la bibliothèque Kindle

Clément Solym - 10.05.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - Harry Potter - Kindle - bibliothèque


Depuis le début de la matinée, le web était fébrile. Sur la page d'accueil américaine Kindle, on retrouvait la chouette Edwige d'Harry Potter, qui faisait du gringue aux passants. Une campagne de teasing bien orchestrée, qui devait nécessairement déboucher sur un projet simple, dans les heures à venir. Car connaissant Amazon, la simple idée de renvoyer du trafic vers le site Pottermore, seul endroit où l'on peut acheter les livres numériques et audiobooks, ne devait pas amuser trop Jeff Bezos, le grand patron.

 

Cette bannière sur la page d'accueil avait de quoi inspirer même les moins inspirés. Différentes théories sont sorties, et l'on a pu entendre çà et là des projets intéressants, comme la commercialisation d'un Kindle édition spéciale Harry Potter. 

 

C'est finalement une autre option qui a été mise en place. Car depuis un petit moment, on n'entendait plus trop parler de la bibliothèque de prêt mise en place par Amazon. Cet espace où les clients disposant d'un compte Premium peuvent profiter du téléchargement gratuit d'un livre numérique n'avait pas été sous le feu des projecteurs… C'était sans compter l'accord avec Pottermore. 

 

Car la grande annonce est bien celle-ci : Amazon a décidé de mettre de l'argent sur la table, et de permettre à ses clients grand compte de profiter, dans les conditions spécifiques de sa bibliothèque, de disposer gratuitement de Potter en numérique. 

 

 

 

Le concept est simple : un livre numérique par mois, maximum, avec une durée de prêt sans limites, mais qui rend impossible le téléchargement d'un autre titre tant que l'on garde l'ebook dans son Kindle. Jeff Bezos, PDG d'Amazon, s'explique : « Nous sommes absolument ravis d'avoir conclu cet accord avec Pottermore. C'est le genre d'investissement important dans l'écosystème Kindle que nous allons continuer à réaliser, pour les propriétaires de Kindle. »

 

Attention, les ebooks ne seront cependant disponibles qu'à compter du 19 juin. Mais avec un parc de 145.000 livres numériques disponibles - uniquement pour les citoyens américains - nul doute que cela relancera la bibliothèque d'Amazon. D'autre part, l'accord conclu avec OverDrive, qui rend accessibles les livres numériques pour les utilisateurs de bibliothèques publiques n'est pas remis en question avec ce partenariat entre Amazon et Pottermore. 

 

 

 

« Avec le prêt en bibliothèque traditionnelle, l'établissement achète un certain nombre d'exemplaires d'ebooks d'un titre spécifique. Si tous ceux-ci sont sortis, les lecteurs doivent alors se mettre sur liste d'attente pour accéder aux titres de Potter ; l'attente peut durer des mois. Avec la Kindle Owners' Lending Library, il n'y a pas de date d'échéance de retour, les livres peuvent être empruntés aussi souvent - à la hauteur d'une fois par mois - et il n'y a aucune limite sur le nombre de personnes qui peuvent alors simultanément emprunter le même titre. Ainsi, les lecteurs n'ont jamais à attendre le livre qu'ils souhaitent emprunter. »

 

Pour l'heure, ce partenariat est absolument exclusif, et ne concerne que les titres en langue anglaise, assure Charlie Redmayne, le P.D.G. de Pottermore. « C'est un accord commercial qui fait sens, même avec un certain degré de cannibalisation de mes ventes. Mais je crois que cela conduira à une augmentation des ventes. »

 

De fait, la transaction a été montée de telle sorte que les prêts d'ebooks compensent les ventes perdues, assure-t-il. Si certains n'achèteront pas les versions numériques, Charlie en a conscience, Amazon reversera dans tous les cas une certaine quantité d'argent qui permet à l'affaire d'être viable. 

 

De nouveaux partenariats seront d'ailleurs annoncés dans les semaines à venir, mais pas encore avec Apple, qui recourt toujours et uniquement au contrat d'agence avec ses partenaires éditeurs, et n'accepte toujours pas de renvoyer les lecteurs intéressés vers la plateforme Pottermore. « Nous allons échanger avec Apple, mais il n'y a ni date, ni accord. Voudrais-je travailler avec Apple ? Mais absolument ! »

 

La suite du développement de Pottermore se fera sur l'interactivité et les échanges entre personnes. Avec quelques limites toutefois. « Nous ne poursuivons pas la création d'u monde virtuel. Ce que nous cherchons, c'est une expérience Web, où l'on peut découvrir un peu plus du monde d'Harry Potter. Lorsque Jo a écrit les livres, elle a créé un monde très vaste et riche, avec une logique très complexe, ainsi que pour les personnages et l'histoire. Et effectivement, les livres et les films sont un couloir directif à travers ce monde. Ici, Jo tente de montrer plus de ce monde pour les fans, en s'appuyant sur le background. »

 

 

 

 




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