Prêt d'ebook sur Kindle, quelques limitations et des communautés

Clément Solym - 31.12.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - prêter - ebook - kindle


Et rebonjour : alors que Barnes & Noble vient de voir sa demande rejetée dans l’affaire qui l’oppose à la firme Spring Design, c’est maintenant du côté d’Amazon que vient le nouveau coup.

En effet, jusqu’à lors, seul le Nook était en mesure de proposer un service de prêt d’ebook, d’un appareil à l’autre. Une option particulièrement intéressante, qui autorisait le possesseur d’un livre numérique à le partager, pour une durée de quatorze jours, période durant laquelle l’ebook était alors retiré de la bibliothèque d’où il provenait.

Amazon avait bien compris l’enjeu de cette fonctionnalité, et annoncé qu’elle serait prochainement implémentée dans son environnement Kindle. C’est désormais chose faite. Le fonctionnement est semblable à celui du Nook, pour ce qui est de la période de prêt : 14 jours. Et il est disponible depuis les Kindles, directement, mais également à partir des différentes applications existant (Kindle for PC, Mac, Android, iOS, BlackBerry).


Cependant, tous les ouvrages ne peuvent pas être prêtés : il faut absolument que la mention Lending : enabled, figure sur la fiche produit, souligne SlashGear. C’est ainsi à l’éditeur que revient le dernier mot dans tous les cas. Pour partager un livre avec un ami, il faut passer par différentes procédures, assez lourdes, finalement, qu’Amazon présente à cette adresse

Évidemment, le prêt n’est disponible que pour les États-Unis. Les limitations inhérentes aux droits géographiques de l’éditeur s’appliqueront pour empêcher que l’on ne tente de renvoyer un ebook en dehors du territoire. Dans ce cas de figure, celui qui aura tenté de partager son livre se verra tout de même privé de sa lecture durant une période de sept jours, bien que le prêt soit refusé. Sidérant.

Des communautés... un peu sauvages

Chose intéressante, signalée par le Digital Reader, la communauté des possesseurs de Kindle à l’intérieur du pays vient d’ores et déjà de se fédérer pour former une sorte d’immense bibliothèque virtuelle. Alors que le service de prêt d’ebook est disponible depuis moins de 48 heures, les propriétaires de Kindle ont su se regrouper, pour mettre en place des programmes d’échanges, avec pour l'instant quatre points de repère sur le net où s’inscrire.

Le risque est que, face à l’ampleur de ces communautés, les éditeurs ne restreignent alors plus encore le droit de prêt, attendu qu’ils ne gagnent pas d’argent sur ces transferts de livres. Contrairement aux emprunts en bibliothèque, qui sont gérés par des règles de rémunération strictes, reversant un certain pourcentage aux auteurs...

Pour l'heure, aucune option de ce genre n'existe sur les appareils vendus en France.