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Readfy. : Une plateforme de lecture aux frais de la publicité

Julien Helmlinger - 05.02.2014

Lecture numérique - Acteurs numériques - Readfy. - Lecture numérique - Publicité


Ouverte aux lecteurs germanophones en sa phase bêta depuis ce lundi, l'application Readfly se positionne comme un petit de Spotify, dédié aux ebooks et compatible avec les appareils fonctionnant sous Android. Une plateforme de lecture numérique contre souscription, forte d'un catalogue de quelque 15.000 titres, qui peuvent en outre être consultés gratuitement pour peu que l'on soit prêt à se coltiner des annonces publicitaires.

 

Avec ce concept, il est possible de lire pour pas un rond. Mais les publicités promettent alors d'interrompre la lecture de manière intempestive, en venant se superposer au texte dans lequel se trouve plongé le lecteur. Les annonces sont vicieuses, et se déclinent en pied de page comme en plein milieu d'écran. Sans compter que le lecteur qui ne voudra pas débourser un sou devra rester en ligne s'il veut lire, pour ne pas empêcher la bonne réception de la publicité...

 

L'entreprise a pu voir le jour grâce à divers investisseurs, et a vu ses moyens renforcés par une campagne de crowdfunding qui aura permis de récolter 500.000 euros. Pour attirer les annonceurs à son projet, Readfy entend leur promettre des annonces textuelles, mais pas seulement. Elles pourront être illustrées d'image, voire animées. Autant d'espaces publicitaires virtuels qui seront commercialisés via un réseau tout d'abord.

 

Si l'heure est à la phase bêta, c'est notamment parce que la start-up planche encore sur la prochaine version iOS de l'application, et sur les futurs abonnements payants. Ceux-ci offriront éventuellement moins de publicité au lecteur abonné, voire qu'il en soit totalement débarrassé, ou encore qu'il puisse bénéficier du catalogue lorsqu'il n'est pas connecté au web.  

 

Outre ce lancement allemand, la plateforme prévoit une expansion prochaine à l'international, les États-Unis et le reste de l'Europe d'ici 2015, ainsi que l'augmentation de son catalogue à 30.000 titres, sans oublier les lectures en d'autres langues. Reste à voir si la start-up saura trouver le juste équilibre entre services et matraquages.