La fièvre amoureuse, passionnée et terrible

Anahita Ettehadi - 30.08.2018

Livre - Ça raconte Sarah - Pauline Delabroy-Allard - premier roman rentrée


ROMAN FRANCOPHONE – Avec Ça raconte Sarah, aux éditions de Minuit, Pauline Delabroy-Allard offre un premier roman d’une beauté indécente – un récit sur la passion amoureuse, résonnant comme jamais de par son écriture sensuelle et hypnotique... Sûrement l’une des plus belles découvertes de la rentrée littéraire 2018.

 


 

Jeune professeure dans un lycée parisien et mère célibataire d’une petite fille, la narratrice mène une vie sans heurt, sans surprise, jusqu’à la rencontre qui bouleverse tout.

 

Un soir comme les autres, à l’occasion d’un dîner entre amis, Sarah fracasse le quotidien trop morne de cette narratrice dont on ignore l’identité. Dès lors, les deux femmes n’ont de cesse de se chercher, de s’appréhender. 

 

Repas en tête-à-tête, concerts à la Philharmonie, théâtre et cinéma, l’Art va les rapprocher de plus belle, les dévoiler l’une à l’autre. La narratrice va alors se découvrir un désir inédit, unique, pour cette femme fantasque, cette violoncelliste de 35 ans.

 

C’est le début d’une passion proche de la folie, une passion incandescente, urgente, déraisonnable. Jamais la narratrice n’a vécu tel amour. Mais la fièvre amoureuse possède hélas un revers qui parfois fait mal, très mal, et dont les séquelles peuvent être éternelles…

 

Pauline Delabroy-Allard livre un roman audacieux, fiévreux, assourdissant de poésie. Elle tisse un portrait inouï de cette Sarah, et plus encore ; l’auteure réécrit l’Amour à sa façon, les beautés de l’amour féminin, passant de la latence à l’émerveillement, de la léthargie à la fureur. 

 

Elle raconte le Paris amoureux, culturel, enchanteur ; l’Italie, dont Trieste, et ses lumières. Ses mots ont goût de baisers, de chair, d’aventure. Mais aussi de peur, d’angoisse, de douleur, de maladie. Sa langue est montagne russe, tout comme Sarah.

 

Ça raconte Sarah subjugue instantanément. C’est un livre qu’on lit avec le ventre, le cœur. Le lecteur ressent au plus près chaque émoi, chaque étreinte charnelle, chaque désillusion. Une prouesse pour un premier roman que d’envoûter le lecteur avec autant de verve.
 

C’est un livre dont on ressort on ne peut plus vivant. 


(à paraître 6/09) Pauline Delabroy-Allard – Ça raconte Sarah – Editions de Minuit – 9782707344755 – 15 €

 



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