Avec deux saxophones tenors, Kerouac met du jazz dans ses haïkus

Nicolas Gary - 12.09.2013

Edition - Les maisons - Jack Kerouac - saxophonistes - jazz


Jack Kerouac en compagnie de deux saxophonistes, Al Cohn et Zoot Sims, dans un enregistrement de 1958, c'est séduisant pour attaquer la matinée. Au printemps de cette année, l'écrivain s'embarque avec les deux jazzmen et leurs saxos ténors, pour enregistrer le second album de Kerouac. Un mélange de jazz, et de poésie, Blues and Haikus.

 

Composé de trois vers, avec une rythmique de 5 syllabes, 7 syllabes, 5 syllabes, le haïku est une forme traditionnelle dans la poésie japonaise. Sur l'archipel, elle implique plusieurs règles très précises, mais Kerouac expliquera, en 1959, quand l'album sortira, qu'il s'est accommodé du principe, pour approcher une forme plus libre.  

Le haïku américain n'est pas exactement le haïku japonais. Le haïku japonais est limité à six-sept syllabes, mais puisque la structure de la langue est différente, je ne pense pas que le haïku américain doive se soucier des syllabes, parce que le langage américain est quelque chose de nouveau... rempli d'éclatements.

 

La suite de l'enregistrement par d'elle-même. La lecture des poèmes est entrecoupée de pauses musicales, durant une récitation de 10 minutes, intitulée Haïkus américains. Et toute liberté est donnée à l'improvisation pour Cohn et Sims. Open culture présente la vidéo que l'artiste Peter Gulerud a réalisée.