Droit de réponse : la contrefaçon numérique frappe…

Clément Solym - 06.03.2013

Edition - Les maisons - Haeres Publishing - droit de réponse - livre numérique


En mai 2012, ActuaLitté publiait un article intitulé Robert Laffont, Universalis : la contrefaçon numérique frappe. En réaction, la société Haerès Publishing, évoquée dans l'article, a souhaité disposer d'un droit de réponse. Le voici publié dans son intégralité.

 

 

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ActuaLitté, (CC BY NC-SA 2.0)

 

 

Les griefs formulés avec un tel titre ne concernent aucunement les éditions Haerès Publishing, seule visée dans l'article de monsieur Gary, Robert Laffont, Universalis, la contrefaçon numérique frappe. Qu'il n'est pas vain de souligner que notre entreprise n'a pas utilisé le moindre des éléments visés et supputés repris en infraction du droit d'auteur : à savoir un texte de monsieur François Léger, publié sur le site Universalis, il en est de même de l'illustration citée.

 

Que le seul élément commun à charge (sic) entre cet éditeur anonyme et nous même réside dans le fait que nous republions des ouvrages de monsieur Bainville. Ce seul point nous semble, plus que léger, pour supposer que nous serions, peut-être, cet éditeur et qu'il conviendrait par la même de se méfier de nos publications. D'autant que cet éditeur anonyme publie des dizaines et dizaines d'auteurs, grâce à un certain procédé.

 

En effet, cet article parle également d'une pratique discutable « vendre du gratuit, un must-have ». Là encore, nous n'avons pas à être assimilé à cette pratique, qui consiste à revendre le travail fait par des bénévoles, travail disponible sur le site francophone notoire « Les Classiques de Sciences Sociales ». Ce n'est rien de le dire, tant cela est flagrant, la ligne éditoriale de cette entité, consistant à publier ce qui a pu être « pompé » à moindre effort, ceci est flagrant dans le cas de monsieur Bainville.

 

Sous le titre « Collection Études » sont indiscutablement vendus de très, très, très… nombreux fichiers Word disponibles pour un usage pédagogique et personnel. Que le signe distinctif « Collection Études » figurait sur toutes les couvertures et concernait tous les titres épinglés par l'article d'Actualitté. (c'est dans un second temps que les couvertures reprendront un certain portrait). Remarque très loin d'être inutile.

 

Pour notre part, nous commercialisons, le fruit de notre travail, soit la retranscription de textes, à partir d'ouvrages anciens ; c'est pourquoi il nous aura fallu de longs mois pour proposer un ensemble de textes choisis de monsieur Bainville, travail qui n'est d'ailleurs pas terminé.

 

Tout comme, nous considérons, que se placer dans la « vie des affaires » et entrer en concurrence avec des acteurs d'un secteur économique en vendant le travail de bénévoles est tout bonnement contraire à des pratiques concurrentielles loyales. Voilà, aussi pourquoi, dans notre réponse, nous appuyons, aussi, sur ce « must-have ».

 

Et il n'est pas vain de souligner qu'a la rédaction de la présente, ce qui fut abordé dans cet article, et circonscrit à une seule plateforme, pullule dorénavant sur de nombreuses librairies en ligne françaises,... Tout comme, il n'est pas vain, de souligner que sous ce même titre « Collection Études », le même texte de François Léger (bien qu'il soit introduit le terme de « citation », et bien qu'à la louche 90 % du texte soit reproduit), est encore utilisé pour promouvoir les mêmes titres, contenant les mêmes coquilles…

 

Bref, si « la contrefaçon numérique frappe », comme évoquée dans cet article, non seulement elle ne nous concerne pas. Nous n'avons pas enfreint les droits patrimoniaux cités et qu'à contrario, il est très étonnant qu'une entreprise française commercialise, dans les mêmes conditions, des clones, qui semblent autrement plus concernés, par le sujet de votre article.

 

Haerès Publishing