La bisexualité vue par Irving dans son dernier roman "In one person"

Clément Solym - 29.06.2012

Edition - Les maisons - John Irving - bisexualité - livre


Le 13e roman de John Irving In one person, est devenu un best-seller aux États-Unis, peu de temps après sa sortie le mois dernier. Récompensé par les prix du New-Yorker et de Vanity Fair, Irving a choisi cette fois d'explorer la bisexualité au travers du personnage de Billy Abbott.

 

Le jeune homme provenant du Vermont, une région rurale, est alors peu accepté dans un monde qui comprend mal sa sexualité hybride. Irving décrit la solitude d'un personnage qui n'est jamais vraiment à sa place dans la société, en effet, parmi les hétérosexuels il est considéré comme un gay qui ne s'assume pas et dans sons cercle d'amis gays, une méfiance est palpable.

 

LE MONDE SELON GARP

 

 

Les personnalités bisexuelles forment ce que l'on appelle une minorité sexuelle, noyée dans une mode "gayfriendly", alors même que l'abréviation LGBT (lesbienne, gay, bisexuel, transsexuel) désigne ces différences. « Je suppose que depuis la publication du "Monde selon Garp", vous pensez que la société est plus tolérante devant les différences sexuelles, mais si c'était le cas,  je n'aurais pas écrit ce livre. », Irving offre donc un miroir à ceux qui pourraient se reconnaître dans le personnage de Billy.

 

Plus encore, d'après le romancier, mythologies & grands classiques de la littérature sont tous nourris par le thème de la sexualité, des sexualités devrait-on écrire : « Tous de Sophocle à Shakespeare, de Thomas Hardy à Nathaniel Hawthorne, ont traité de la sexualité, je ne pense pas qu'il y ait quelque chose de nouveau en ce sens, Hamlet est une histoire de sexe, Othello également ; Macbeth est un mariage qui ne fonctionne pas. Je n'invente rien ! »

 

 Rien de nouveau dans le monde donc d'après docteur John Irving Freud.

 

Tous les livres de John Irving

dans notre librairie