La fin des 20 volumes papier pour l'Oxford english Dictionnary ?

Clément Solym - 30.08.2010

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C'est peu dire que nous vivons une époque moderne, que le progrès fait rage et que le futur ne manque pas d'avenir (dixit Philippe Meyer). Quand on voit ce qu'on voit et que l'on sait ce qu'on sait, on se dit évidemment que l'on a raison de penser ce que l'on pense.

Ainsi, les temps changent. Et quand l'éditeur du célébrissime Oxford English Dictionnary déclare que le manque d'intérêt pour son ouvrage pose problème, on tremble. Sauf que ce n'est pas le dictionnaire en lui-même qui pose problème, mais le papier. Et que dans ce cas, l'unique solution est de s'en remettre à l'unique alternative aujourd'hui connue : internet.


Dimanche, Oxford University Press a donc décidé que la vie de son ouvrage se ferait en ligne. Et qu'il faudra que les personnes avides de la version papier se manifestent clairement pour que l'on décide d'en imprimer une. Sinon, au vu de la croissance que connaît la version en ligne, on arrête tout et l'on n'imprime plus rien.

Pour l'heure, une équipe de 80 lexicographes préparent la troisième édition du dictionnaire. Et pas n'importe lequel : 20 volumes, vendus pour 750 £, soit 905 € à la louche. Sa dernière édition a été tirée à 30.000 exemplaires et fut diffusée en 1989.

De son côté, le site afficherait deux millions de consultations chaque mois.

Et pour le coup, une version en impression à la demande ne vaudrait-elle pas que l'on se penche un peu dessus ?

Une tendance comme une autre

On se souviendra non sans tristesse, qu'en décembre 2007, c'est le Quid qui avait décidé de ne pas imprimer sa version papier. Et pour le coup, à l'époque, la version internet n'était pas du tout une alternative intéressante pour constituer une solution. Yves Garnier, directeur du département dictionnaires et encyclopédies de Larousse, blâmait alors... Wikipédia : « L'information n'y est ni fiable, ni cohérente, ni hiérarchisée, mais il y a un auteur au pied de chaque article, et aucun éditeur n'est aujourd'hui capable d'investir assez pour rivaliser avec Wikipedia. »