Les règles du “je” : Rowling, reflet d'un monde patriarcal

Nicolas Gary - 24.06.2020

Edition - International - règles menstrues femme - trans Rowling procès - chirurgie réattribution sexuelle


L’affaire Rowling prend des proportions inquiétantes : après la fronde des personnels de Hachette UK, voici que des auteurs de l’agence littéraire décident de quitter le navire. Plusieurs auteurs ont claqué la porte de Blair Partnership, suite aux propos de la romancière sur les personnes transgenres. Et maintenant, les politiques se servent de ses propos comme arguments législatifs.


 

Tout a débuté en ce mois de juin : Rowling prend la parole sur Twitter, avec des propos jugés « transphobes » par les internautes. Son idée : affirmer que l'on appelle “femmes” ces personnes qui ont des menstruations. Et soudainement, la toile, comme on s’y attend, s’est enfemmée
 
« “Les personnes qui ont leurs règles”. Je suis sûre qu’il y avait un mot autrefois pour ces gens. Que quelqu’un m’aide. Wumben ? Wimpund ? Woomud ? [variations autour de Women, femme en anglais, NdR] » 
 

Comme l’écrit la journaliste et écrivaine Nassira Belloula : « Mais que lui reproche-t-on ? D’avoir déclaré que les femmes sont celles qui ont des menstrues. Et alors, les règles ne sont-elles pas un élément lié à la biologie des femmes ? L’évoquer devient-il criminel ? Doit-on avoir peur dorénavant de parler de nos ovaires et de notre utérus ? Doit-on accepter d’être dépouillées de notre substance originelle, car des hommes transformés en femmes — c’est leur droit, le problème n’est pas là — s’imaginent offensés par notre nature ? » L'enjeu social et culturel est plus large.
 

“We have found a witch, may we burn her ?”


Le premier point, pour prendre un peu de hauteur, est de rappeler que JK n’a jamais affirmé qu’un homme, devenu femme, ne pouvait pas être une femme. Elle a simplement souligné que les règles étaient le propre d’une femme en tant qu’être biologique. Une idée, en apparence raisonnable, qui se révèle en fin de compte maladroite et source de confusion.

Pire : des salariés du groupe Hachette UK ont menacé, en soutien aux trans qui n’en demandaient peut-être pas tant, de ne plus travailler sur son nouveau livre, The Ickabog. L’éditeur s’est retrouvé très embarrassé : d’un côté, la meilleure vendeuse de livres de tous les temps, de l’autre, des salariés qui prennent position… au milieu, des remarques qui interrogent.

Bien entendu, d’autres n’ont pas manqué le coche, accusant Rowling de surfer sur sa notoriété pour espérer jouir d’une impunité totale, quand elle tient des propos transphobes. 

L'intervention de Daniel Radcliffe même, le monsieur Potter au cinéma, tentait pourtant d'apaiser les tensions : « Les femmes transgenres sont des femmes. Toute déclaration contraire efface l’identité et la dignité des personnes transgenres et va à l’encontre de tous les conseils donnés par des associations professionnelles de la santé qui ont beaucoup plus d’expertise sur ce sujet que Jo ou moi. » En vain.
 

La conjuration des (pas tout à fait) imbéciles


Dans ce contexte, Fox Fisher, Drew Davies et Ugla Stefanía Kristjönudóttir Jónsdóttir signent une déclaration pour dénoncer le comportement de leur agence littéraire. Un quatrième auteur, qui a préféré rester anonyme, s'est joint à eux. Tous quatre lui demandait la publication d'un message pour « réaffirmer son attachement aux droits des transgenres et à l’égalité ». En l’absence de réaction de Blair Partnership, le silence vaudrait approbation... de l'interprétation des intentions prêtées à Rowling. On finit par marcher sur la tête.

Les écrivains dégainent alors leur propre communiqué, par lequel ils affirment ne plus pouvoir être représentés par l’agence : « La liberté d’expression ne peut être respectée que si les inégalités structurelles qui entravent l’égalité des chances pour les groupes sous-représentés sont remises en question et modifiées. »


JK Rowling - domaine pubic
 

Acculé, indique le Guardian, Blair Partnership a diffusé sa réponse, assurant qu’il ne transigerait pas sur la liberté de ses auteurs à exprimer pensées et convictions – toujours sur la base de propos dénaturés. De la marche, on bascule vers la course de haies sur la tête…

Parmi les auteurs, plusieurs points appellent des éclaircissements : Drew Davies se revendique par exemple comme gay. Il indique savoir « ce que c’est de figurer dans une minorité, et je sais aussi ce que c’est que d’appartenir à une industrie où vous devez être conscient de votre personnalité publique ». Choix qui pourrait affecter les ventes, insiste-t-il.

Jónsdóttir, de son côté, se définit comme trans non binaire, et surtout activiste dans son domaine. Elle compte parmi les porte-paroles des droits des transidentitaire en Islande et par-delà les frontières depuis plus d’une décennie. Elle-même se sent trahie par le comportement de l’agence, et déplore « une question de valeurs ».

Pour les quatre, le sujet plonge dans la lutte pour la reconnaissance et le droit à exister tel qu'on se veut. Sauf qu'à prendre une position clivante, on en oublie souvent d'exposer une vision plus globale, permettant d'éclairer un public qui méconnaît ces sujets.
 

Blair “Witch Project” Partnership 


Le premier des nœuds gordiens réside dans le silence de Blair Partnership — qui découle de sa création. L’agence fut fondée en 2011, avec Rowling comme première cliente, quand elle quitta son agent historique, Christopher Little, de Christopher Little Literary Agency. Et Neil Blair, qui avait emboîté le pas, fondait alors sa propre structure, pour accompagner la maman d’Harry Potter. 

L’agence compte désormais 80 auteurs, avec des figures et personnalités publiques majeures. Son refus tacite est de diffuser un communiqué de soutien aux personnes trans, ce qui n’aurait certainement pas fait de mal. Parce que Rowling n’a jamais attaqué la communauté trans frontalement : tous les procès en sorcellerie qu’on a pu lui tenir découlent d’extrapolations qui devraient faire glousser. Les propos de Rowling en disent en réalité long sur notre société, dont elle témoigne, probablement malgré elle. 

Les auteurs démissionnaires, emboîtant le pas à la vox populi (vox dei…), en commettent une plus flagrante : s'acharner sur un principe physiologique, monté en épingle. Les témoignages de trans ne manquent d’ailleurs pas à ce sujet : ne pas avoir ses règles est quelque chose qui manque, comme le rapportait Vice : 
 

 « J’ai dû faire le deuil de plusieurs expériences de femme que je ne vivrai jamais. Les menstruations en font partie », raconte Marianne Cloutier. Cette fonctionnaire de 56 ans a fait son changement de sexe il y a environ quatre ans, mais, comme femme trans, elle n’a pas d’utérus ni d’ovaires. Il est donc impossible pour elle d’avoir des menstruations, une expérience pourtant importante à ses yeux. « Je désire vivre autant les bons que les mauvais côtés de la féminité », dit-elle.

 

Or, par assimilation malheureuse, la vox populi rapproche “trans” et “opération chirurgicale”. Et pour cause : notre image du transidentitaire est faussée par une détermination stricte. Probablement trop – la faute à quelques carcans sociologiques qui ont la peau dure.

À ce titre, le récit de Cass Bliss, en septembre 2018, offre quelques nuances. Se présentant comme « trans non binaire », Cass évoque le désagrément que provoquent ses règles, chaque mois. Une biologie de femme, un esprit « de garçon manqué », mais elle revendique de n’être « ni l’un ni l’autre et ça me va. Mon corps idéal, c’est celui qui renverse l’idée du genre et brouille cette fausse ligne qui existe entre homme et femme. Je suis heureux de vivre entre les deux ». 
 

Avoir ses règles, sans être femme 


En l’état actuel de la science, aucun traitement hormonal ni acte médical ne parvient à créer un utérus, des ovaires, et donc un cycle de menstruations. En février 2018, on apprenait — et l’évolution était marquante — qu’un transgenre était parvenu à allaiter son enfant, durant six semaines. Exploit louable, qui rapproche de toute évidence la personne de ce que peut être l’expérience “femme”, en tant qu'être biologique.

Ainsi, des serviettes, des tampons hygiéniques ou des coupes menstruelles ne serviront pas à un homme devenu femme par intervention chirurgicale. La vaginoplastie a ses limites, même si en matière de chirurgie de réattribution — ou réassignation — sexuelle, les avancées sont constantes. Elle permet de reconstituer un vagin, un clitoris (tout de même !) et des lèvres. Mais pour le reste, il faudra attendre de nouvelles méthodes. Sachant qu'à l'avenir, il se trouvera alors des opposants pour refuser ce changement, pour lequel il faudra se battre avant d’en faire un droit.


gagnonm1993 CC 0

 
Sauf que, d'ores et déjà, “transgenre” ne se limite pas à celle seule acception : il existe une diversité de situations spécifiques — en voici un témoignage passionnant parmi d'autres, pour approfondir intelligemment le sujet.

En somme, on peut reprocher à Rowling de n’avoir pas évoqué tous les transidentitaires, de n’avoir peut-être pas appréhendé suffisamment l’ensemble des êtres. On lui reprochera même ce glissement de sens qui assimile trans à opération — et donc de passer sous silence la diversité existante. Toutefois, ces informations sont relativement nouvelles : elles nécessiteront quelques années pour être intégrées et ingérées par la société. Rowling, c'est un peu nous tous...
 

Avoir ses règles sans être femme


Contactée par ActuaLitté, Delphine Ravisé-Giard, Présidente de l’Association Nationale Transgenre, l’explique sans peine. « Nous vivons dans un monde hétéropatriarcal, où une personne transgenre ne parvient pas à trouver sa place. Simplement parce que les modèles établis depuis toujours s’accommodent mal de la diversité des genres. »

Selon elle, les propos de Rowling « sont transphobes, mais plus globalement, sexistes : une femme ménopausée, qui n’a donc plus de règles, ne serait plus une femme ? En fait, son raisonnement est fondamentalement idiot. Une maladresse totalement ridicule et qui découle, hélas, du mythe de l’hétérosexualité posé comme norme et sur lequel la société s’est développée. » 

En somme, Rowling est le reflet d’une société véhiculant un discours transphobe, au sein d'une structure sociale qui « classe les personnes par réflexe patriarcal. Comment une personne qui ne se reconnaît dans l’adéquation supposée — ce genre attribué à la naissance du fait de ses organes génitaux — y trouverait sa place » ?

Ce qui permet, pour revenir aux propos de Rowling, de répéter qu’une femme n’est définie que par ses seules règles — une victime d’anorexie, dont le cycle est détruit, n'en serait plus une ? Le raisonnement, s'il était tenu, serait défaillant. En revanche, quand la romancière souligne qu’avoir ses règles est, à ce jour et en attendant des progrès dans la chirurgie, le propre de la femme entité biologique, pointe tout le progrès cuturel autant qu'intellectuel qu'il reste à parcourir.
 

Un patriarcat écrasant


« Même la plus ouverte de toutes les sociétés occidentales qui soit reste sexiste, et transphobe, c’est une perpétuation ancestrale des canons — que l’on peut ramener à des choses simples, comme la relation dominant/dominé », reprend Delphine Ravisé-Giard. « En termes anthropologiques, les femmes prépubères ou ménopausées ont longtemps été vues comme inutiles : elles ne servaient pas ou plus la transmission patrimoniale, parce qu’incapables d’assurer l’acte de procréation pour ce faire. »

Sauter à la gorge de Rowling n’aide cependant en rien à mieux faire comprendre ni faire évoluer les mentalités. Oui, il existe un principe biologique par lequel l'appareil génital féminin des mammifères est conçu pour avoir un cycle d'ovulation. Le point est irréfutable. Mais le genre n'est pas biologique. Ce qui l’est tout autant, c’est que l’être humain peut « sortir des principes hétéropatriarcaux, pour affirmer autre chose. Cela passe par un changement au niveau des États, qui n’ont rien mis en place de pérenne ni efficace pour lutter contre la transphobie et l’inclusion de la diversité des genres », conclut Delphine Ravisé-Giard.

Le besoin de lois, claires et précises, pour endiguer une transphobie systémique ? On retrouve bien là l’enjeu commun qu’évoquait Rowling : 
 


Les choses sont dites avec maladresse, mais Rowling l’indique bien : c’est une question de respect, pour les uns comme pour les autres, au sein d’une société patriarcale oppressante. Tout le problème vient de la notoriété de la romancière, qui ne peut se permettre des expressions trop hâtives. Pour preuve, un sénateur républicain, James Lankford, s’est emparé de ses propos pour justifier le refus du droit de vote aux LGBTQ+. Et ainsi parvenir à limiter les mesures anti-discrimination en cours de discussions aux États-Unis.

La réalité de ces échanges se nuance ainsi, mais les principes se rejoignent : autant que pour les femmes, les droits des transidentitaires ont besoin d'être consolidés, et respectés. 


crédit photo : Karolina Grabowska CC 0


Commentaires
Bonjour,



Je vois bien que vous avez fait des recherches mais vous avez loupé l'information la plus importante pour mettre en contexte les déclarations de JKR et les réactions vives qu'elles sont suscité. Rowling exprime ainsi son soutien à un mouvement virulent au Royaume-Uni, qui se désigne comme "gender critical" et vise à empêcher l'avancement des droits des personnes trans.



Je vous invite à lire cet article détaillant point par point les mensonges écrits par JK Rowling.

https://medium.com/@completelykaty/addressing-the-claims-in-jk-rowlings-justification-for-transphobia-7b6f761e8f8f
Et, vous n'en avez pas marre de faire ce genre d'articles de propagande ?



Si vous êtes devenu un site politique, merci de le mettre en page d'accueil.
Bonjour (ce n'est pas de la propagande pour vous inciter à passer une bonne journée, simplement de la politesse),



Il y a de la politique dans le sens "vie de la cité et des citoyens". J'ignore en quoi cela peut vous incommoder : nous avons, juste aujourd'hui, 30 autres articles qui concernent plus directement le livre, la lecture, les prix littéraires et l'édition.

Vous devriez pouvoir y puiser de quoi vous contenter



Bien à vous
Contrairement à ce qui est indiqué dans votre article, ce n'est pas tant pour les femmes trans que pour les hommes trans et autres personnes trans assigné-e-s femme à la naissance (AFAB), qui peuvent avoir un utérus, des ovaires et des menstrues, que les propos de JK Rowling son problématiques.



Est-ce de votre part une simple erreur due à l'ignorance ou de la malveillance sous forme de malhonnêteté intellectuelle ?



Car, les homme trans, même s'ils ont leurs menstrues, ne sont pas des femmes.Idem pour les personne AFAB non-binaire, agenre, etc... Il est donc faux d'affirmer que les menstrues sont le propre des femmes.





La réalité, c'est que toutes les femmes n'ont pas leurs règles, et toutes les personnes qui ont des règles ne sont pas des femmes.
Bonjour (avec ou sans menstrues, c'est toujours apprécié)



Je me permets de reciter les propos du billet : "Ce qui permet, pour revenir aux propos de Rowling, de répéter qu’une femme n’est définie que par ses seules règles — une victime d’anorexie, dont le cycle est détruit, n'en serait plus une ? Le raisonnement, s'il était tenu, serait défaillant. En revanche, quand la romancière souligne qu’avoir ses règles est, à ce jour et en attendant des progrès dans la chirurgie, le propre de la femme entité biologique, pointe tout le progrès cuturel autant qu'intellectuel qu'il reste à parcourir."



Excellente journée.
Voilà, merci de le dire. Et c'était exactement ce dont il était question dans l'article que Rowling avait incriminé. Sans l'avoir compris apparemment. L'article citait les filles, les femmes et les transgenres comme personnes susceptibles d'avoir leurs règles, et auxquelles il fallait assurer un accès aux protections périodiques et à l'hygiène spécifique. L'article employait les mots justes, contrairement à Rowling qui écrit que les personnes qui ont leurs règles sont des femmes. Un très grand nombre de femmes et de filles n'ont pas leurs règles, et des femmes devenues hommes continuent à les avoir (comme certains en ont témoigné sur les réseaux sociaux). Ce n'est pourtant pas sorcier à comprendre !

L'obsession de Rowling contre les transgenres est d'autant plus suspecte qu'elle-même signe ses polars d'un nom d'homme. Il y a vraiment problème quand on voit le nombre de like reçus par ses propos, visant des personnes déjà fragilisées.
Oh, pardonnez moi d'avoir oublié de vous saluer, Bien le bonjour, donc,



"En revanche, quand la romancière souligne qu’avoir ses règles est, à ce jour et en attendant des progrès dans la chirurgie, le propre de la femme entité biologique, pointe tout le progrès cuturel autant qu'intellectuel qu'il reste à parcourir."



Ce qui reste scientifiquement faux, puisque les personnes trans AFAB qui peuvent avoir leurs règles ne sont pas des femmes



Et tout cela n'explique en rien pourquoi vous portez le sujet sur les personne trans assigné-e-s homme à la naissance alors que le sujet de la discorde était le fait que les personnes trans assigné-e-s femme à la naissance pouvaient avoir leurs règles sans être des femmes ? Méconnaissance du sujet, ou malveillance ?



Cordialement
C'est un peu triste comme article et je suis peu surprise de voir qu'il est écrit par un homme. Malheureusement ce n'est pas la première fois que Rowling écrit des propos transphobes et attaque de façon totalement gratuites ces personnes. Vous la faites passer pour une ignorante qui ne sait pas trop ce qu'elle dit parce que la société deviendrait quoi ? Trop complexes et qu' on est tous alors ignorants ? Non Rowling sait très bien ce qu'elle dit et votre article, sous couverts de vos recherches, ne replacent jamais les propos de l'autrice dans son contexte, et pire encore les cautionne puisque c'est un peu nous tous... Plot twist non tout le monde ne pense pas comme ça.
Je trouve très dommage que vous n'ayez pas contacté une asso féministe ou defendant les droits des lesbiennes pour faire contrepoids à l'asso trans à laquelle vous avez fait appel.

JK Rowling exprime très bien, dans son texte que je vous encourage à lire, les craintes des lesbiennes et feministes, et les attaques qu'elles subissent du mouvement trans.

La question de redéfinir le mot femme pour y laisser entrer les hommes ne posent pas seulement que des problèmes d'aberration de language et de biologie, et d'appropriation de l'oppression que les femmes subissent depuis la nuit des temps, mais aussi un problème de droit et de protection des minorités.

Contrairement à ce que vous affirmez, JKR ne s'est pas concentrée sur les chirurgies de transition, elle a longuement exprimé les dangers, pour les femmes, que representent la loi permettant aux hommes d'être considérés comme femmes sur simple déclaration.

Je comprends que ne montrer qu'une once de doute ever le mouvement trans est risqué (j'ai moi-même reçu des menaces de mort et des photos d'animaux torturés juste pour avoir dit qu'en tant que lesbienne, je ne souhaitais pas interagir avec un penis) mais j'espère toujours voir un jour un peu plus de soutien pour les femmes.



JKR n'est pas un produit d'un autre temps qui a mal compris. C'est une femme brave qui, contacté par des milliers de femmes inquiètes dont moi-même, a eu le courage de parler d'un problème auquel personne ne s'intéresse, puisque personne ne s'inquiète du sort des femmes, à moins qu'elles soient des hommes
Je suis une femme, menstruée, et j'aurai écrit cette article de la même façon : certains de vos commentateurs dénoncent la mauvaise foi mais continuent eux-mêmes de confondre (ou font mine de confondre) genre, dont vous débattez dans votre article, et sexe : les personnes de sexe féminins ont, vont avoir ou ont eu leur règles. C'est biologique et irréfutable. Je trouve aberrant à l'heure actuelle où des enjeux d'urgence, climatiques par dessus-tout, mettent en danger l'ensemble de la population humaine (quel que soit le sexe ou le genre), on en soit à dire qu'une personne de sexe masculin qui désire changer de sexe doit se sentir offensé d'être rappelé à des limites biologiques. Mais peut-être l'aspect patriarcal (qui a toujours opprimé la femme dans sa représentation corporelle) est-elle tacitement à l'oeuvre ?
C'est sanglant par ici
Je ne comprends pas bien que le genre ou sexe,tout bêtement,ne soit pas biologique.

Je suis né garçon et me sens comme tel.

Pas «assigné» à cela: telle est mon expérience on ne peut plus banale.

Je sais que ce n'est pas vrai pour l'humanité entière.

Je respecte les orientations sexuelles de tout le monde,donc trans compris et comprises,comme on veut.

Quelle est la différence entre transgenre et transsexuelle -terme quasi disparu -comme la très fameuse Coccinelle ?

Mais des histoires d'amour banales et hétéros ne sont pas toujours et nécessairement «oppressantes».

Si on arrêtait de fabriquer de nouveaux dogmes tout le temps ?

Cela est négatif et malhonnête.

Que les trans et homos vivent leur vie en jouissant du respect à accorder aux êtres humains tels qu'ils sont.

Je crois et applique cela conformément à mes valeurs.

Mais ne tombons pas dans «l'hétérophobie», je vous prie.

Tout cela devient hystérique et incompréhensible.

Et puis ces fatwas des réseaux sociaux tout le temps...lâchez-nous un peu svp, la vie est trop courte...



CHRISTIAN NAUWELAERS
A ce niveau, ça relève du terrorisme intellectuel !



Une femme n'est pas un homme pour savoir ce que ça fait que d'être un homme. Et inversement.
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