Nouveau débrayage au sein du groupe La Martinière

Antoine Oury - 20.02.2019

Edition - Les maisons - la martiniere debrayage - la martiniere groupe edition - martiniere plan social


Des salariés du groupe La Martinière-Le Seuil ont dénoncé, dans un communiqué, une « importante réorganisation » qui fait suite à l'absorption par Media-Participations et fait état d'un débrayage organisé ce lundi 18 février. La dénonciation d'un protocole d'accords remontant à 2006 ainsi que la non-reconduction d'un autre accord, sur l'aménagement du temps de travail sont vues par les salariés comme « une menace d’un nivellement par le bas ».

Débrayage Seuil La Martinière
Lors d'un premier débrayage, en décembre 2018
(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


Les salariés du groupe La Martinière-Le Seuil ont procédé à un nouveau débrayage, ce lundi 18 février, à la nouvelle adresse du groupe éditorial, désormais rattaché à Media-Participations. Cette action fait suite à une autre, mise en œuvre en décembre 2018, qui cherchait à dénoncer la même situation : des négociations très difficiles entre les salariés et la direction, doublées d'un plan de sauvegarde de l'emploi.

À la trentaine de licenciements et à la mise à l'écart — pour ne pas dire fermeture — de la maison d'édition Le Serpent à Plumes se sont ajoutés, expliquent des salariés dans un communiqué, un « projet de filialisation du service dédié à la fabrication des ouvrages », le « regroupement de l’ensemble des salariés dans le 19e arrondissement de Paris » ainsi que le « non-renouvellement de certains départs ».

Dans le même document, ils déplorent également la dénonciation du « Protocole 2006 de La Martinière-Le Seuil — qui fixe notamment les dispositifs additionnels en cas de licenciement économique, de modification d’un contrat de travail, de réorganisation, de transfert géographique, etc. », ainsi que la décision « de ne pas reconduire l’accord sur l’aménagement du temps de travail ».

En décembre, déjà, des salariés dénonçaient un aménagement du temps de travail plus défavorable qu'auparavant, notamment au niveau des RTT. Des salariés des Éditions de la Martinière, Delachaux et Niestlé et Seuil Jeunesse avaient publié dans nos colonnes un droit de réponse pour « tempérer les propos » rapportés dans notre article sur le débrayage de décembre.

Contacté par ActuaLitté, Claude de Saint-Vincent, directeur général du groupe Media-Participations, assure qu'il « n'y a pas de plan de sauvegarde de l'emploi » et que « tout a été validé par les instances représentatives du personnel ». Ne désirant pas « faire un dialogue social par voie de presse » et refusant de répondre à nos questions, il assure que les articles publiés sur le débrayage représentent « beaucoup d'émotion pour pas grand-chose ».
Pour autant, conclut le communiqué des salariés, « [a]u terme de deux mois de négociations entre la direction et les délégués syndicaux, les propositions avancées sont jugées irrecevables ». La prochaine échéance, fixée au 31 mars, laisse aux salariés la possibilité d'attirer l'attention lors du salon du livre de Paris, organisé du 15 au 18 mars prochain.


Commentaires
"Beaucoup d'émotion pour pas grand chose" ? M. de Saint Vincent sait comment apaiser les foules.....
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