Simon & Schuster allège ses contrats et sauve des arbres

Clément Solym - 02.03.2012

Edition - Les maisons - Simon & Schuster - écologie - Richard Curtis


Richard Curtis, agent littéraire créateur de l'agence éponyme et d'E-Reads, lançait un appel en septembre dernier à Simon & Schuster en le priant de bien vouloir réduire le volume des relevés de redevances des droits de ses auteurs. Son cri écologique a été entendu et l'éditeur a converti une bonne partie de ses conditions au format numérique.

 

977 pages en format A4 : quel que soit le montant final des royalties, ça fait toujours 5 bons kilos sur le dos et une nouvelle clairière dans la forêt amazonienne. « Le poids des paquets cause régulièrement des hernies, même auprès des plus braves commis » soulignait Richard Curtis il y a quelques mois, ajoutant que le nouveau format d'un même livre produisait de nouveaux jeux de relevés.

 

Dame Nature a signé

 

 

Et le fait que la Curtis Agency soit située au deuxième étage n'a sûrement pas arrangé les choses. Par égard pour les employés des postes new-yorkais, l'éditeur, vite soutenu un comité de l'Association of Authors' Representatives, s'est fait le porte-parole d'une noble cause.

 

Simon & Schuster a mis à la disposition des auteurs un portail qui leur est dédié, à l'accès protégé par un mot de passe, qui « propose des PDF de tous les contrats, ainsi que des options de téléchargement et d'impression ».

 

Et Richard Curtis de saluer l'initiative, qui lui a permis de « réduire les relevés de 977 pages, soit deux ramettes de papier, à 323 pages ». Par ailleurs, le contenu des contrats a été « revu et simplifié » précise Simon & Schuster. Les effets sont immédiats : le contrat d'un auteur subit une cure d'amaigrissement, passant de 41 pages à seulement une dizaine. 

 

Sans être un activiste forcené de l'écologie, Simon & Schuster avait annoncé en 2007 vouloir porter son taux de papier recyclé dans ses ouvrages à 25 %, pour épargner environ 483 000 arbres. La maison d'édition commanderait quelque 70000 tonnes de papier par an, mais ce chiffre est antérieur à la réduction des contrats.