Pottermore : visite et tour du propriétaire, en avant-première

Clément Solym - 28.08.2011

Reportage - pottermore - beta - interaction


rédigé par Julien SIMON, de WALRUS  

Je ne suis pas ce que l'on peut appeler un fan d'Harry Potter. Je veux dire, je ne suis pas hystérique. Je ne me promène pas habillé en magicien en hurlant des sortilèges dans la rue, quoi. Bon, certes, j'ai lu tous les livres, et avec un grand plaisir même. J'ai même été voir tous les films aussi - au plus tard le lendemain de leur sortie, et si possible le jour même, ouais, bon, j'avoue. Oui, j'ai aussi lu les Contes de Beedle le Barde, et traîné ma moitié chez W.H.Smith le jour où le dernier tome est sorti en anglais, juste parce que je voulais voir les petits z'enfants habillés en sorcier.

Et bon, j'avoue, quand je passe devant les répliques des baguettes magiques à la Fnac, une sorte de voix intérieure assez désagréable et sifflante me suggère de creuser mon découvert et de faire l'acquisition de ce bout de plastique. Notez que, sans doute trop conscient du ridicule de la chose, je n'ai pas craqué. Pas encore.

Mais je ne suis pas fan, non ! Ou alors, peut-être que j'assume pas.

Je n'entends que ta voix, oui...

Lorsque l'annonce a été faite de la création d'un site spécial dédié à l'univers Potter, j'ai eu un sursaut. Un haussement de sourcil, imperceptible... immédiatement suivi d'un hurlement dément et une frénésie hystérique qui m'a poussé à me jeter sur l'ordinateur, à attendre, guetter la moindre nouvelle. Seul un million de chanceux répondrait aux questions pour accéder à la version bêta : j'étais dans les starting-blocks...


J'ai même réussi à passer le challenge dès le premier jour! Mais il fallait attendre le mail d'invitation... Jusqu'à découvrir la fameuse Chouette, dans ma boîte mail, indiquant qu'il était temps de faire ses bagages, embarquement, direction Pottermore!

On savait que le site serait une sorte d'encyclopédie exhaustive de l'univers Potter,avec du contenu exclusif en plus des livres (pas encore accessibles à la vente numérique) et des fonctions sociales implémentées. Ca restait vague. J'ai donc pu tester. Et l'impression d'immensité est là. Ce site, en plus d'être complet, semble tentaculaire !

Pottermore, c'est d'abord un tableau de bord. Une interface visuelle, à mi-chemin entre le réseau social et le jeu de rôle, où certaines fonctions sont accessibles et d'autres doivent être débloquées.

Au milieu de l'interface, un chemin sinueux représentant les sept livres, les sept univers que l'on devra explorer pour débloquer le contenu du site. On commence donc, sans surprise, par the Philosopher's Stone. Au centre, les messages "apportés par le Hibou", à savoir les nouvelles connexions entre amis, les objets débloqués, etc... Nous y reviendrons. Chaque livre est divisé en chapitres qu'il faut explorer. Un curseur indique à quel niveau votre progression s'est arrêtée. Il faut bien entendu terminer la progression pour accéder au prochain chapitre.


En cliquant sur un chapitre, on accède donc à une page dédiée. Les chapitres possèdent tous leur propre interface visuelle, agrémentée d'une petite animation et divisés encore en "tableaux" à explorer. Les fonctions "ajouter aux favoris" et "Like" permettent de partager se progression avec ses contacts, notamment via Facebook.


Comme on peut le voir dans la vidéo, l'interface graphique est simple, mais bien exécutée. Il s'agit avant tout d'un site où l'on apprend en lisant, et pas en regardant des images, qui sont là pour appuyer le texte. Sur la colonne de gauche, des entrées type encyclopédie qui en racontent un peu plus sur les différents lieux, personnages, objets du livre, etc... Comme le dit le site, l'expérience Pottermore s'apprécie au maximum en lisant les livres en parallèle.

Le site se pose donc comme un complément, quelquefois même comme un making-off puisque certaines entrées (indiquées par une plume rouge) sont directement écrites par Rowling, qui revient sur tel ou tel sujet, précisant ses inspirations ou les pistes qu'elle a abandonnées au cours de l'écriture. En explorant l'image au centre, on peut "trouver" des objets à collectionner via le principe Point'n'Clic. Pas encore trouvé l'utilité d'une telle démarche, sauf au moment d'explorer le Chemin de Traverse (la rue dans laquelle on retrouve tous les magasins dédiés à la sorcellerie et où l'on doit faire ses courses pour la rentrée à Poudlard).


En effet il faut d'abord, avant de pouvoir acheter ses fournitures scolaires, trouver la liste. Et la liste est par terre, au milieu de la rue, derrière les passants. A cet instant du jeu/livre/expérience, on ne peut que se dire que les sorciers ont une étrange conception de la scolarité, s'il faut récupérer sa liste de fournitures scolaires sur le pavé dégueulasse d'une rue bondée de gens étranges. Bel exemple pour la jeunesse...

Bref, on passe, d'autant que lors du chapitre précédent, on s'était rendu chez Gringott's, la banque magique, et que l'on avait récupéré un peu d'argent (sous forme de Galleons, monnaie fictive qui va nous servir à acheter nos livres de magie, notre baguette magique et notre animal de compagnie)...


Une bonne dose d'interactivité également puisque la visite chez Ollivander's (les meilleures baguettes magiques de tous les temps) permet de se voir attribué une baguette "personnalisée" après avoir répondu à plusieurs questions censées déterminer votre caractère.

Ce même principe sera repris plus tard pour déterminer votre maison d'appartenance, lors de la cérémonie du Choixpeau (the "Sorting Hat"). Je ne résiste pas au plaisir de vous la faire partager en vidéo, avec en prime la petite vidéo d'intro de Rowling. 


Bon ben voilà, j'ai été placé chez Serpentard/Slytherin. Et moi qui me sentais une âme de Gryffondor! Mais bon, un petit mot d'introduction du chef de la maison Serpentard m'ôte toute frayeur. On va bien se marrer chez les vilains ! A partir de ce stade, on peut entrer en contact avec d'autres membres. Les demandes de contact se multiplient et envahissent votre boîte mail.

Le site précise également que les quatre maisons de Poudlard concourent pour un trophée, matérialisé par des points gagnés lors de défis à réussir. Les quatre maisons sont mises en concurrence, ce qui accentue l'effet réseau.


Pottermore est donc, en tout cas dans sa version BETA, une manière d'explorer la mythologie Potter sous un angle différent, légèrement distancié de la narration... comme quand on regarde un film en mettant en route le commentaire audio du réalisateur.

L'exploration des fonctionnalités commence juste, et j'imagine que de nombreuses autres fonctions et animations seront à découvrir, et à apprécier. En l'état, Pottermore parait déjà gigantesque !

A suivre...