Silence, on a tourné : maintenant, les sons et la musique

Association Effervescence - 31.03.2015

Reportage - montage film - bande sonore


Chaque semaine, ActuaLitté, en partenariat avec l'association Effervescence, réunissant les étudiants et anciens élèves du master Édition et Audiovisuel de Paris-Sorbonne, vous donne rendez-vous : retrouvez dans les colonnes de notre magazine une chronique, réalisée par les étudiants de la formation, racontant la vie du master et de l'association.

 

Comme promis dans la chronique du 10 mars dernier, nous nous intéressons cette semaine au montage son du court-métrage Le Bel Âge, un travail complexe !

 

Les étudiants en section Audiovisuel travaillent toujours à la post-production de leur court métrage : après le travail du montage image, assuré par Guillaume et Floriane, et qui a fait l'objet d'une précédente chronique, Lucie, Laura et Clémence se sont attelées au montage son.

 

Lors du montage image, seuls les dialogues font l'objet d'un travail au niveau sonore. Les bruitages et l'ambiance sonore ne sont traités que lors du montage son.

 

Laura, une des monteuses son, explique que si l'on demande le fameux « silence » lors des prises sur le tournage, c'est pour épurer l'espace sonore. Avoir une bonne acoustique permet un enregistrement correct des dialogues. Le montage son va, quant à lui, permettre de rendre plus denses certaines ambiances sonores pour donner tout son caractère à la scène et de produire certains effets, par exemple une impression de réalisme, un sentiment d'angoisse, etc.

 

 

 

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les scènes en intérieur demandent autant de travail sur le son que les scènes en extérieur. « Il est nécessaire, explique Lucie, une autre des monteuses, d'ajouter des sons aux images d'une scène tournée dans un appartement pour rendre la pièce “vivante”. Ces sons peuvent être des sons d'ambiance, enregistrés à part dans la pièce, lors du tournage (des prises “son seul”), ou des sons ajoutés provenant d'autres sources. Ces sons peuvent être faibles, voire à peine audibles une fois montés, mais ils sont indispensables et participent à l'univers sonore de la scène et à sa crédibilité. »

 

Cette étape de la post-production demande un travail extrêmement minutieux. Selon Clémence, troisième membre de l'équipe montage-son, la précision et le bon dosage sont très importants : « C'est lors du montage-son que nous ajoutons les bruitages et les bruits qui n'ont pas pu être captés correctement lors des prises et que l'on va fabriquer pour les introduire dans le film. Par exemple, dans une des scènes du court-métrage, le personnage de Jeanne tape sur le clavier de l'ordinateur et l'écran est filmé. Il faut veiller à ce que le bruit des touches du clavier corresponde à la vitesse à laquelle les lettres apparaissent sur l'écran. »

 

Autre moment crucial du montage-son pour les trois étudiantes : le montage de la musique. Elle a été composée par François Staal spécialement pour le film et en fonction des images tournées. Lucie, Laura et Clémence vont devoir caler la musique sur les images, en fonction de la composition : c'est une sorte de nouvelle écriture, tout comme le montage image et le montage son l'ont été à leur manière.

La dernière étape du montage son sera le mixage, qui va harmoniser tous les sons différents.

 

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À mardi prochain !