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Sony Pictures cinéma

Extraits

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Terreur

Hidden Pictures

Un nouveau classique de l'horreur, bientôt traduit en 18 langues et adapté en série Netflix ! Alors qu'elle sort tout juste d'une cure de désintoxication, Mallory Quinn est engagée comme baby-sitter par Ted et Caroline Maxwell. Elle doit s'occuper de leur fils de cinq ans, Teddy. Mallory est aussitôt sous le charme. Elle a son propre espace de vie, elle sort le soir pour courir, et elle a enfin la stabilité dont elle rêvait. De plus, elle s'attache sincèrement à Teddy, un petit garçon doux et timide qui ne se déplace jamais sans son cahier et son crayon. Ses dessins suivent les thèmes habituels de cet âge : arbres, lapins, ballons. Mais un jour, il dessine quelque chose de différent : un homme dans une forêt, qui traîne le corps sans vie d'une femme. Les oeuvres de Teddy deviennent alors de plus en plus sinistres, et ses bonhommes rudimentaires se changent bientôt en esquisses trop réalistes qui excèdent largement les capacités d'un enfant de cinq ans. Mallory commence à se demander si ce ne sont pas là les échos d'un meurtre ancien, peut-être relayés par une force surnaturelle. Consciente que tout cela relève de la folie, Mallory entreprend néanmoins de déchiffrer ces images... et de sauver Teddy avant qu'il soit trop tard. " J'ai adoré ce roman. Un style direct et sans fioritures, de réelles surprises, un rythme qui maintient le lecteur en haleine. Et les illustrations sont excellentes ! " Stephen King " Intelligent et angoissant à souhait, parfaitement maîtrisé, le meilleur thriller d'horreur que j'ai lu depuis des années. Destiné à devenir un classique. " Ransom Rigg, auteur de Miss Peregrine et les enfants particuliers " Un roman précieux, maîtrisant les règles du genre alors même qu'il s'en éloigne pour en inventer de nouvelles. Une formidable lecture pleine de trouvailles, aussi bien littéraires que visuelles. A partager sans modération. " Scott Frank, réalisateur de la série Le Jeu de la dame " Vous n'oserez plus éteindre la lumière. " CNN " Magnifique, terrifiant, et étonnamment tendre. " CrimeReads " Pour un peu, on croirait aux fantômes. " Kirkus

09/2023

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Photographie

The holiday pictures

Dans The Holiday Pictures, Paddy Summerfield n'offre pas le glamour de Deauville et de Biarritz. C'est le bord de mer britannique, où la lumière du soleil peut céder le pas aux trottoirs pluvieux et au ciel couvert. Et nous sommes tous ici : enfants et parents, bébés et adolescents, personnes de tous âges et de tous horizons, partageant la magie de la côte. Nous les voyons en famille, en couple, dans la foule, ou isolés et seuls sous un ciel ensoleillé. Nous les voyons ennuyés ou perdus dans leurs pensées, somnolants ou rêveurs, pris dans le jeu ou regardant le ciel et la mer. Ils traversent le sable, ils se promènent le long des promenades et des quais et photographient sans cesse, faisant des souvenirs de vacances. Avec The Holiday Pictures, Summerfield nous raconte notre propre histoire, une histoire primale et universelle des générations au bord de la mer, regardant intérieurement leurs propres sentiments et regardant vers les horizons et les cieux. Et les séquences de photos impliquent d'autres récits, comme si quelqu'un était entré dans l'image suivante, comme si la vague qui se courbait dans une image se voyait se briser dans l'image suivante, où les enfants éclaboussaient et jouaient.

06/2019

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Documentaires jeunesse

Favourite pictures in the Louvre

Over 200 masterpieces of art from Antiquity to the 19th century presented thematically for the pleasure and discovery of young readers and their family.

10/2007

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Lecture 9-12 ans

Dracula fait son cinéma

Dans le château du comte Dracula, on s'apprête à tourner un film. Mais une mort inexpliquée sème l'angoisse dans le village voisin... Le vampire serait-il de tour ? Seul Georgiu, son fils adoptif, ne veut pas croire à la culpabilité du comte. Qui cherche à nuire à Dracula ?

02/2011

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Indépendants

Leconte fait son cinéma

Joub et Nicoby sont de grands admirateurs de Patrice Leconte, à qui l'on doit Les bronzés, Tandem, Ridicule et tant d'autres films aussi réussis que différents. Le duo de Dans l'atelier de Fournier est donc parti à la rencontre du réalisateur, égrenant avec lui un parcours jalonné de films à succès, de rencontres avec des stars mais aussi de doutes, de critiques assassines, de malentendus et même... de BD, puisque Leconte est lui-même dessinateur ! Leconte fait son cinéma : une conversation dessinée pleine de passion et d'émotion !

09/2021

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Histoire du cinéma

RKO Radio Pictures. Naissance d'un titan

Fondée en 1928, la Radio Keith Orpheum Pictures est l'une des cinq compagnies majeures de l'âge d'or d'Hollywood. Contrairement à Warner, MGM, Paramount et la Fox, la RKO ne survivra pas aux tournants de la fin des années 1950. Mais en 30 années seulement, le studio fera tourner les plus grands et produira des films majeurs de l'histoire du cinéma américain. A cette époque (et certainement encore aujourd'hui), tout est question d'argent dans le cinéma hollywoodien. De la fin des années 1920 jusqu'en 1958, Richard B. Jewell expose de manière inédite les coulisses du business quotidien de ce studio de légende, au sommet de sa gloire artistique et financière. On y croise les stars (Fred Astaire, Cary Grant, Irene Dunne...), leurs caprices et leurs salaires, les déboires des producteurs devant gérer des budgets toujours plus serrés, le tout dans une société américaine marquée par des grandes épreuves.

05/2021

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Lecture 9-12 ans

Dan Martin fait son cinéma

Scénario de cauchemar pour Dan Martin : chargé d'escorter David Silver-Lepage, jeune prodige du cinéma, le voilà plongé en plein film noir. Son protégé disparaît odieuse mise en scène ou kidnapping? Dan Martin va découvrir que, loin des flashs et des caméras, la vie des stars peut rapidement virer au drame. Dans le rôle de l'apprenti détective, Dan Martin crève une nouvelle fois l'écran.

05/2005

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Policiers

Le privé fait son cinéma

La drogue circule sous le manteau. Les cadavres mutilés s'exposent en plein jour devant les portes. Le divertissement pour adulte et ses vedettes, des femmes, des hommes, et parfois même, des hybrides. Voilà à quoi se trouve confronté le privé Georges Lernaf qui, entre les rencontres féminines et sa sagacité habituelle, entreprend de mener une enquête où les rebondissements explosent comme un orage d'été, assaisonnée de cet humour impayable auquel il nous a habitué.

11/2020

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Histoire et Philosophiesophie

La science fait son cinéma

Défier les lois de la physique avec Ant-Man, et celles de l'anatomie avec Godzilla. S'aventurer aux abords d'un trou noir... et y plonger avec Interstellar. Communiquer avec les aliens comme dans Premier Contact. Se retrouver seul sur Mars et tenter d'y survivre. Etudier Prometheus et s'interroger sur l'origine et l'évolution des espèces extraterrestres... Ici, Roland Lehoucq astrophysicien au CEA, et Jean-Sébastien Steyer, paléontologue au Muséum national d'histoire naturelle de Paris et au CNRS. ne cherchent pas à démolir le septième art et son rapport à la science, mais bien à enrichir le regard du lecteur en traitant du contenu scientifique d'une quinzaine de films. Plus que le résultat, c'est la démarche qui importe mobiliser ses connaissances, s'informer, faire preuve d'esprit critique, développer sa capacité d'analyse, goûter au plaisir de la découverte. Et, surtout, faire de la science en s'amusant !

10/2018

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Littérature étrangère

The Picture of Dorian Gray

Le manuscrit original du Portrait de Dorian Gray "Les livres que le monde juge immoraux sont ceux qui révèlent sa propre ignominie". Les éditions des Saints Pères présentent le manuscrit original du Portrait de Dorian Gray. Ce document montre le texte de Wilde ainsi qu'il est initialement écrit, dans sa toute première version. Le lecteur peut à la fois observer l'écrivain aiguisant sa prose et pratiquant une forme d'autocensure bien en amont de la publication, ayant sans doute l'intuition d'avoir franchi quelques lignes rouges sur le plan des bonnes moeurs. Oscar Wilde et la censure Oscar Wilde entreprend l'écriture de ce premier jet de 13 chapitres en 1889. Il est destiné à être publié dans les pages du Lippincott's Magazine, une revue américaine. Celles-ci révèlent le talent de leur auteur, mais aussi un contexte : celui d'une Angleterre prude et homophobe au 19e siècle, que Wilde a conscience de pouvoir choquer avec un tel texte. C'est pourquoi il atténue l'ambiguïté de la relation entre Basil et Dorian - par exemple, lorsque Basil évoque la beauté de son modèle, "beauty" devient "good looks" (allure), "passion" devient "feelings" (sentiments), etc. Certains passages entiers sont barrés, comme des confessions émouvantes et amoureuses de Basil. En avril 1890, Wilde finit son texte et le fait taper à la machine afin de le soumettre à Lippincott's. James Stoddart, le rédacteur en chef, l'accepte tout en redoutant son parfum homo-érotique. Il se met à lui-même censurer Le Portrait de Dorian Gray, effaçant environ 500 mots, dont des phrases entières, comme la tirade de Basil au sujet de son portrait. Le manuscrit du scandale En dépit des nombreuses strates de censure qui ont donné à Dorian Gray la forme de sa publication, le numéro de juillet 1890 de Lippincott's suscite l'hostilité des lecteurs. Les critiques décrient le texte, le décrivant comme "une fiction toxique, dont l'atmosphère étouffante et diabolique abonde d'odeurs de putréfaction morale et spirituelle" écrite à l'attention de "nobles hors-la-loi et petits télégraphistes pervertis" . Directe conséquence de ce tollé : la puissante enseigne WS Smith refuse de vendre le numéro dans ses librairies. Malgré, ou grâce à cette réception scandaleuse qui ne peut qu'attirer l'attention, Wilde commence alors à retravailler et à développer l'histoire, afin de la publier sous forme de livre. Il effectue des changements de structure, imagine d'autres personnages, ajoute 6 chapitres et une sélection d'aphorismes pour préfacer l'ensemble et atténue encore un peu plus les passages décriés. La magnifique confession de Basil à Dorian disparaît alors complètement. Une préface de Merlin Holland Merlin Holland est un spécialiste d'Oscar Wilde et le petit-fils de l'écrivain. Il est l'auteur de plusieurs livres de référence : The Wilde Album (1998), Coffee with Oscar Wilde (2007), A Portrait of Oscar Wilde (2008).

09/2018

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BD tout public

Doctor Gachet's portrait

A picture named "Doctor Gachet's portrait" has been stolen a night from a museum. Immediately, the news offer the event and our heroes start the research after some clue that leads them to the thief. After travelling across some countries following his trace, they realize that a smuggling network is behind the robbery, led by minister Goring. Among their loot is an enormous amount of pictures stolen from private collectors, with the aim of transporting and hiding them beyond their frontiers.

01/2014

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Histoire de l'art

L'attitude de la Pictures Generation. Excès, passion et manipulation

Aux Etats-Unis, à la fin des années 1970, des artistes comme Dara Birnbaum, Jack Goldstein, Barbara Kruger, Louise Lawler, Sherrie Levine, Robert Longo, Richard Prince ou Cindy Sherman se mettent à reproduire des images de la publicité et du cinéma. On les nomme Pictures Generation, en référence à l'exposition Pictures et à l'essai éponyme de Douglas Crimp. Le critique affirme alors que la démarche de ces artistes, basée sur la copie, met fin à la course à l'originalité qui guidait l'art jusqu'alors. La Pictures Generation est ainsi érigée en alternative à l'expressivité bien qu'elle copie des images faites pour affecter, fasciner ou susciter le désir. A cette période, les images des médias de masse passionnent la société : la publicité est critiquée pour sa tendance à la manipulation psychologique ; les théories féministes décortiquent les représentations des femmes dans le cinéma hollywoodien ; la contre-culture détourne les normes et les stéréotypes. Entre questions réflexives sur la pratique de l'art et préoccupations sociales de l'époque, la Pictures Generation s'invente une attitude pour manipuler les passions.

03/2023

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Anglais apprentissage

The Big Picture. Exercices de vocabulaire

Ce livre d'exercices a été conçu pour accompagner The Big Picture, vocabulaire de l'actualité en anglais, paru dans la même collection. Il peut cependant être utilisé indépendamment de celui-ci, puisque les corrigés sont donnés intégralement, avec traduction, en fin d'ouvrage. The Big Picture, exercices de vocabulaire comporte près de 1 200 termes répartis en 40 chapitres portant sur les grands sujets d'actualité de la bioéthique à Internet, en passant par les troubles de l'alimentation, le mariage gay, la mondialisation, le multiculturalisme, le changement climatique, les catastrophes naturelles, la génétique et le terrorisme. Chaque chapitre se compose d'exercices divers et variés qui permettront au lecteur d'enrichir et de tester sa connaissance du vocabulaire anglais de l'actualité contemporaine.

07/2012

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Musique

Crypto shadows original motion picture soundtrack

CRYPTO SHADOWS Original Motion Picture Soundtrack Director James Fox Music by Arrhynn Descy Label Plaza Mayor Company Ltd Vegas Movie Awards Genre Blast Film Festival January 16th – Release on USA Canada – Theater - Vod Pour se remettre du harcèlement au travail dans son travail de développement de jeux en ville, la codeuse Clara Hammond s'est taillé une vie tranquille en tant qu'aspirante cryptomineure dans la campagne rurale californienne. Alors qu'elle travaille sur un nouvel algorithme, elle découvre un mystérieux code intégré dans les données minières. Sa découverte déclenche une enquête pour la vérité, qui se transforme rapidement en un combat pour sa vie. Les joueurs puissants sont prêts à tout pour protéger leurs secrets, et Clara en sait déjà trop.

03/2024

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Cinéma

Cinéma

Le bonheur de tourner de Sacha Guitry éclate tout au long de ces pages où sont rassemblés 17 films, un scénario, et les émissions données à la Radiodiffusion. 1935. Sacha Guitry découvre le cinéma. Il tourne presque en même temps Bonne Chance et Pasteur. Il écrit : "Puisque vous vouliez savoir ce que je pense aujourd'hui du cinématographe, je dois à la vérité de dire que je m'amuse comme un fou. " Ce bonheur de tourner éclate tout au long de ces pages où sont rassemblés les 17 films qu'il conçut directement pour l'écran, un scénario jamais réalisé et les émissions données à la Radiodiffusion française avant la sortie de Si Versailles m'était conté... Plus de 50 photographies illustrent l'ouvrage.

05/2018

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Lecture 9-12 ans

Lilou Tome 2 : Lilou fait son cinéma

Film Vacances à la ferme. Nom : Lilou Leroux. Age : Dix ans. Signes particuliers : En fauteuil roulant. Rôle : Lilou, en séjour à la ferme pour les vacances Présentation : Mon meilleur ami Oscar et moi allons jouer dans un film ! Je ne veux pas que mon fauteuil roulant m'empêche de faire quoi due ce soit, mais je ne suis pas très à l'aise pour certaines scènes, et Oscar bizarrement... Heureusement, je suis prête à relever un défi ! Découvrez les aventures pétillantes de Lilou, une héroïne pas comme les autres !

01/2020

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Livres 3 ans et +

Masha et Michka : Masha fait son cinéma

Il neige dehors. Masha s'ennuie chez son ami Michka... Heureusement, elle a une idée : et s'ils tournaient un film ? Mais encore faut-il trouver le scénario parfait...

01/2019

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Histoire du cinéma

Clap de fin. Le déclin de la RKO Radio Pictures

Clap de fin - Le Déclin de la RKO Radio Pictures est le second volet de la saga RKO écrite par Richard B. Jewell. Suite et fin de l'histoire d'une major d'Hollywood. Comment, après avoir bravé les heures les plus sombres de l'histoire des Etats-Unis, produit les films les plus prestigieux et mis en lumière un nombre incroyable de talents (Fred Astaire, Cary Grant, Katharine Hepburn, John Wayne...), ce Titan de l'industrie cinématographique s'est-il effondré, après trente années seulement d'existence ? L'inconstance de son management ? La folie de Howard Hughes qui voulait être le plus grand producteur du monde ? C'est ce que Richard B. Jewell tente d'élucider dans ce récit passionnant.

11/2021

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Critique littéraire

Études anglaises - N°1/2016. The Pictures of Oscar Wilde

Joseph BRISTOW : Oscar Wilde, Ronald Gower, and the Shakespeare Monument Le mercredi 10 octobre 1888, Oscar Wilde figurait parmi les orateurs qui prononcèrent l'éloge de Sir Ronald Gower (1845-1916) lors de l'inauguration de l'imposant monument, érigé en l'honneur de Shakespeare à Stratford-upon-Avon et conçu par Gower. Cet événement, moment le plus connu où Wilde et Gower apparaissent ensemble en public, met en évidence un aspect important de l'intérêt porté par Wilde aux arts plastiques. Comme le note Roger Fry, qui le rencontra à Venise en 1891, l'aristocrate au physique avantageux est "le modèle de Lord Henry dans Dorian Gray" . Au début de sa carrière, Gower fut parfois menacé par des scandales liés à sa préférence sexuelle pour les hommes, les militaires en particulier. Il est intéressant de noter le contraste entre la manière dont Gower sut habilement se défendre contre les allégations diffamatoires à son encontre et le destin tragique de Wilde au cours des procès de 1895, suite auxquels l'écrivain fut condamné à purger une peine de prison de deux ans pour "outrage aux bonnes moeurs" . En 1898, Gower, qui avait mis un terme à sa carrière artistique après l'érection du monument en l'honneur de Shakespeare, adopta Frank Hird, son amant âgé de vingt-cinq ans. Michael Patrick GILLESPIE : The Branding of Oscar Wilde Bien qu'au cours de sa vie, Oscar Wilde ait été entouré par un certain nombre de personnages flamboyants, il se démarqua de ceux-ci en raison du grand talent dont il fit preuve quand il s'est agi de se forger une image de marque. Cette démarche va bien au-delà de la simple mise en scène de soi, et elle a de bien plus larges implications en termes de rapports à la société. C'est grâce à la création de cette image de marque que Wilde se distingua d'une génération d'excentriques, grâce à l'habileté dont il fit preuve dans l'élaboration d'une image publique singulière, image qui parvint à frapper les esprits tout en échappant aux foudres de la censure. Cette image était celle d'un artiste apparemment sans inhibition mais qui, en réalité, savait parfaitement susciter le frisson sans pour autant provoquer de la révulsion. Entre ses années d'étudiant à Oxford et les procès de 1895, la "marque Wilde" protégea sa vanité et accrut sa réputation, à travers sa capacité à changer de registre et à s'adapter à des environnements différents. Comprendre le fonctionnement de cette image de marque et l'engagement de Wilde envers cette dernière au gré des situations, permet d'offrir un aperçu de l'évolution de sa carrière d'écrivain et de saisir au mieux les perspectives changeantes dont les lecteurs doivent avoir conscience afin de comprendre son oeuvre. Anne-Florence GILLARD-ESTRADA : Oscar Wilde's Aesthetics in the Making : The Reviews of the Grosvenor Gallery exhibitions of 1877 and 1879 En 1877 et 1879, Wilde publie dans des périodiques irlandais des comptes rendus des première et troisième expositions de la Grosvenor Gallery. Ces textes constituent un premier commentaire de Wilde sur les développements qui touchaient les arts visuels depuis une quinzaine d'années environ. Wilde évoque dans ces comptes rendus les oeuvres d'artistes alors associés à "l'école classique" ou à l' "Esthétisme" (mouvements qui se recoupaient souvent). En outre, Wilde dialogue avec les commentateurs ou les critiques d'art qui étaient favorables à cette peinture. C'est dans ce terreau fertile que l'esthétique de Wilde prend forme, et cet article se propose en particulier d'explorer l'esthétique de l'ambiguïté et de l'ambivalence qui caractérise ces tableaux et qui apparaît comme centrale dans les deux comptes rendus de Wilde. Nicholas FRANKEL : Portraiture in Oscar Wilde's Fiction Wilde se rendit compte dès le début de sa carrière que le genre du portrait reposait sur une dichotomie entre la représentation des aspects intimes de la vie d'un individu d'une part et celle du personnage public, d'autre part. Mais peu après la criminalisation des "outrages aux bonnes moeurs" en 1885 et le début de sa liaison avec Robert Ross en 1886, il prit conscience du fait que le portrait constituait également une structure imaginaire propice à la représentation de vies caractérisées par des désirs illicites, désirs que l'on ne pouvait satisfaire que secrètement, loin du regard de la société. Cet article explore la dynamique entre portrait, artiste, sujet (ou "modèle" ) et spectateur dans quatre textes de fiction que Wilde a publiés à intervalles réguliers à la fin des années 1880. Il montre qu'au fil de ces quatre textes, Wilde développa une théorie nuancée de l'art du portrait comme incarnation visuelle du désir pour les hommes et entre hommes. Il suggère en conclusion que la nouvelle compréhension de l'art du portrait acquise par Wilde a pu à son tour influencer l'oeuvre de son ami Toulouse-Lautrec, dont le célèbre portrait à l'aquarelle de l'écrivain, réalisé en 1895, constitue une rupture radicale par rapport aux normes de l'époque. Emily EELLS : "La consolation des arts" : The Picture of Dorian Gray and Anglo-French Cultural Exchange Cet article analyse l'intertextualité française dans le roman de Wilde, afin de montrer comment il s'en est servi pour construire son récit et son cadre théorique. L'article met en évidence la dette de Wilde envers Gautier, Goncourt, Huysmans et Balzac : il va jusqu'à citer ce dernier sans le nommer. Cet article étudie l'inscription des mots français dans le texte de Wilde, qui sont mis en italiques comme pour signaler leur étrangeté. Ce procédé typographique participe de l'esthétisation des livres français, que Wilde présente comme des objets d'art. Le titre de cet article cite une phrase de Gautier enchâssée dans le texte de The Picture of Dorian Gray afin de suggérer comment les arts français (les belles lettres, mais aussi les arts mineurs de la parfumerie et de la dentelle) sont une source de consolation pour Dorian Gray. Une annotation en français dans un exemplaire du roman de Wilde semble y répondre, car le lecteur dit s'y trouver conforté dans son idéalisation de l'inutile. Shannon WELLS-LASSAGNE : Picturing Dorian Gray : Portrait of an Adaptation The Picture of Dorian Gray constitue un sujet de choix pour les cinéastes, et ce, pour de nombreuses raisons : il s'agit d'un conte moral captivant, doté d'une intrigue qui regorge de beauté, d'amour et d'action; c'est un exemple célèbre de texte victorien influencé en partie par le roman "gothique" . Le roman de Wilde a ainsi inspiré de nombreuses générations de cinéastes. Toutefois, cette oeuvre pose aux réalisateurs des problèmes particuliers, dont un est suggéré par le titre même de l'ouvrage : comment représenter le portrait extraordinaire de Dorian Gray à l'écran, tant dans sa beauté éclatante initiale que dans ses métamorphoses monstrueuses? Chacune des adaptations étudiées dans cet article semble proposer un portrait qui révèle les possibilités de la fiction dans un contexte audiovisuel ainsi que les propres aspirations des adaptateurs. Ainsi, les adaptations semblent considérer le portrait de la même manière que Hallward considère son sujet : "un style artistique entièrement neuf, une manière entièrement nouvelle" : une mise en abyme de l'adaptation elle-même. Marianne DRUGEON : Aestheticism on the Wildean Stage Cet article se propose d'étudier des représentations sur scène et adaptations filmiques de trois comédies de salon d'Oscar Wilde, L'Éventail de Lady Windermere, Un mari idéal et L'Importance d'être constant, lesquelles ont toutes en commun un décor, des costumes et des accessoires représentatifs de l'Esthétisme. On connaît en effet Wilde non seulement pour ses oeuvres littéraires mais également pour son engagement dans la défense de ce mouvement artistique, ce qui a conduit les metteurs en scène à créer de véritables vitrines présentant les costumes, le mobilier et les oeuvres d'art de l'époque. L'on remarque toutefois que ce qui n'est en général qu'accessoire et décor devient, dans l'adaptation des oeuvres de Wilde, de première importance : les costumes symbolisent des personnalités, les scènes se transforment en véritables tableaux, et les personnages sont définis non plus par leurs actes mais par leur apparence, devenant eux-mêmes des oeuvres d'art. Wilde lui-même, en affirmant que la vie imite l'art, recherchait sciemment l'artificialité et rejetait le naturalisme. Ainsi, ceux qui ont mis en scène ses pièces y ont bien souvent mêlé une représentation de ses convictions artistiques, et même une représentation de l'auteur lui-même, qui aimait se créer des masques et faire de sa vie un spectacle. Gilles COUDERC : Setting Oscar Wilde to Music Depuis sa première en version concert à Los Angeles en 2011, l'opéra de Gerald Barry The Importance of Being Earnest d'après la comédie d'Oscar Wilde a obtenu un grand succès. À ce jour, ce n'est que la plus récente des très nombreuses oeuvres musicales inspirées tant par les textes de Wilde que par sa vie. De son vivant, la capacité de Wilde à se mettre en scène, la création savamment orchestrée d'un personnage destiné au public, l'a maintenu sous le feu des projecteurs. Sa chute et le retentissement de ses procès ont suscité un intérêt toujours croissant pour l'homme et pour son oeuvre : l'adaptation de Salomé à l'opéra par Richard Strauss en 1905 a lancé la vogue des adaptions musicales des textes de Wilde, alors que le personnage de l'artiste a continué à inspirer opéras ou comédies musicales. Ce qui semble frappant, c'est, après la mort de l'écrivain, la confusion, dans l'imaginaire européen, entre l'homme et l'oeuvre. Cette étude se concentrera d'abord sur des oeuvres inspirées par le personnage de Wilde, Patience de Gilbert et Sullivan, puis l'opéra Oscar du compositeur américain Theodore Morrison, oeuvre dans laquelle Wilde est présenté comme héros et martyr d'un combat libertaire. Nous examinerons ensuite les oeuvres que sa Salomé a inspirées, les opéras de Strauss (1905) et de Mariotte (1908) ainsi que la production d'Ida Rubinstein (1908), trois oeuvres dans lesquelles, derrière les personnages mis en scène, se devine la figure de Wilde. Marc PORÉE : Ceci n'est pas un tube : de l'itérabilité dans The Burning Perch de Louis MacNeice Cet article procède d'un constat : tout au long de sa carrière poétique, Louis MacNeice aura multiplié les recours à diverses modalités de la répétition. Dans The Burning Perch, en particulier, il aura fait un usage insistant et déstabilisant du refrain. Une telle itérabilité est assurément consubstantielle au fonctionnement de la poésie; elle est aussi propre à l'économie "tubulaire" , telle que l'analyse Peter Szendy, et rappelle fortement le fonctionnement de la "ritournelle" , selon Deleuze et Guattari. C'est cette parenté, mais aussi cette différence, entre la chanson et le poème, qu'on explorera ici, avant de conclure, sans grande surprise, à l'irréductibilité du poétique.

06/2016

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Monographies

Shakespeare, Hogarth and Garrick. Plays, Painting and Performance

In London in 1770 Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799) remarked, 'What a work could be written on Shakespeare, Hogarth and Garrick ! There is something similar in the genius of all three. ' Two-and-a-half centuries on, Robin Simon's highly original and illuminating book takes up the challenge. William Hogarth (1697-1764) and David Garrick (1717-1779) closely associated themselves with Shakespeare, embodying a relationship between plays, painting and performance that had been understood since Antiquity and which shaped the rules for history painting drawn up by the Académie royale in Paris in the seventeenth century. History painting was considered the highest form of art : a picture illustrating a moment drawn from just a few lines in a revered text. Hogarth's David Garrick as Richard III (1745) transformed those ideas because, although it looked like a history painting, it was also a portrait of an actor in performance. With it, Hogarth established the genre of theatrical portraiture, a new and distinctively British kind of history painting. This book offers a fresh examination of theatrical portraits through close analysis of the pictures and of the texts used in performance. It also examines the central role of the theatre in British culture, while highlighting the significance of Shakespeare, Hogarth and Garrick in the European Enlightenment and the rise of Romanticism. In this context another trio of genius features prominently : Lichtenberg, Gotthold Ephraim Lessing and Denis Diderot. Familiar paintings and performances are seen in an entirely new light, while unfamiliar pictures are also introduced, including major paintings and drawings that have never been published. The final chapter shows that the inter-relationship between plays, painting and performance survived into the age of cinema, revealing the pictorial sources of Laurence Olivier's legendary film Richard III.

06/2023

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Cinéma

Encyclopédie du cinéma chinois. Invention (de l'invention) des cinémas A-F

"Raymond Delambre, universitaire de renom et grand spécialiste du cinéma chinois" (L'Avant-Scène Cinéma) : né l'année du Dragon, diplômé de sciences politiques. Télérama publie nombre de présentations filmiques réalisées par ... .

01/2019

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Cinéma

Cinema Makers. Le nouveau souffle des cinémas indépendants, Edition bilingue français-anglais

Quoi de commun entre le Wolf de Berlin, le Deptford Cinema de Londres et le Dokukino de Zagreb ? Partout en Europe, des passionnés repensent l'expérience cinématographique et réinventent ce que peut être une salle de cinéma à l'heure du tout numérique. Impliquer les spectateurs dès la construction des lieux, imaginer de nouveaux espaces de convivialité, accueillir des contenus différents, inviter la création dans les murs... C'est pour vous raconter ces extraordinaires histoires qu'Agnès Salson et Mikael Arnal se sont lancés pendant plusieurs mois à la rencontre de ces "cinema makers". A la fois témoignage d'une époque en mutation et vivier d'idées capables de nourrir tout projet culturel, ce livre propose des expériences humaines inspirantes qui nous montrent que tout est possible.

11/2019

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Cinéma

Encyclopédie du cinéma chinois. Fabrique (de la fabrique) des cinémas Q-Z

Spécialiste d'art contemporain, collaborateur des revues CinémAction, L'Avant-Scène Cinéma, Monde Chinois, Nouvelle Asie. Raymond Delambre cultive esthétique & géopolitique.

01/2019

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Cinéma

Encyclopédie du cinéma chinois. (Dé)Construction (dela déconstruction) des cinémas G-P

Raymond Delambre, curator-in-chief, longstanding specialist in Asian cinema, civilization, contemporary art, Zhou Xuan, Paul Claudel, Jules Verne. Author of numerous books, articles, which addressed major social concerns, on topics ranging from the legal system to the media, in order to unpack the complex rise as a global power. Also playwright.

01/2019

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Livres sonores

Paco fait son cinéma. 16 musiques à écouter

Paco adore le cinéma. Un jour, il rêve qu'il joue un cow-boy, un super-héros et même un chevalier des étoiles ! C'est vraiment magique le cinéma. Ecoutez les musiques, on s'y croirait !

11/2021

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Cinéastes, réalisateurs

Alexander Kluge. L'insolence du son au cinéma

Cet essai propose une analyse de l'oeuvre cinématographique et audiovisuelle d'Alexander Kluge (1932), figure de proue du Nouveau Cinéma allemand, et s'inscrit dans le renouveau des Sound Studies, les théories interdisciplinaires (histoire, philosophie, politique, anthropologie) de l'écoute et du sonore. Dans l'oeuvre protéiforme du cinéaste, l'attention au son - celui des voix, de la musique, des bruits et des silences - fait s'entremêler temps raconté et temps musical. Les propositions cinématographiques de Kluge enchevêtrant temporalités et formes sont une réinvention de "l'expérience de seuil" . Dans une esthétique du fragmentaire où le montage des fragments obéit à une "précision de l'à-peu-près" , l'insolence du son fait sortir la philosophie de ses gonds. Kluge cherche à musicaliser au cinéma les textes philosophiques ; il réinvente au cinéma un dispositif rêvé par Adorno dans lequel, remarque Derrida, "la philosophie doit répondre devant la musique" , pour faire entendre une voix politique plurielle.

09/2023

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Cinéma

Washington-Hollywood. Comment l'Amérique fait son cinéma

Le cinéma made in USA a fait beaucoup pour la gloire et l'influence mondiale du pays de Mickey, Rocky et Mr Smith. Ce que l'on sait moins en France, où le cinéma américain est pourtant l'objet d'une vieille et solide passion, c'est qu'il joue également un rôle politique et culturel intérieur de premier plan. De la naissance d'une nation à la chasse aux sorcières, de la guerre du Viêtnam à l'après-11 Septembre, l'Amérique voit volontiers dans son président un héros, dans le militaire un relais du pouvoir politique et dans le journaliste un moteur de la contestation. Les auteurs de ce livre nous font découvrir l'histoire et les multiples facettes d'une tradition d'engagement dans la cité qui a joué pour le meilleur comme pour le pire, parfois. Au-delà, ils ont enquêté sur les rapports actuels d'Hollywood et de Washington : le monde du cinéma s'emploie à faire de la politique, et le monde politique se met de plus en plus en scène... Mélange des genres, interpénétration des milieux via une foule des bureaux et des conseillers, intérêts croisés ou antagonistes, jeux d'alliance complexes, c'est à une exploration édifiante des coulisses de la démocratie d'image que nous sommes conviés.

07/2007

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Essais

Cinema roussel. Pour un cinéma roussellien

L'univers singulier d'un écrivain rencontre parfois des échos inattendus dans des films qui lui sont a priori étrangers. C'est la thèse paradoxale de ce livre, inspiré par l'oeuvre énigmatique de Raymond Roussel, admiré des surréalistes. Révélés de façon posthume, ses procédés d'écriture, basés sur la stricte permutation des lettres, favorisent curieusement un imaginaire visuel féerique et fabuleux. Si ses livres ne connurent pas d'adaptations au cinéma, leur influence secrète et latente transparaît en revanche, à la manière d'un fil rouge, dans de nombreux films. Il suffit pour l'observer de prêter attention à l'affleurement de figures poétiques chez des cinéastes qui opèrent des courts-circuits entre les mots et les images sous les motifs de la permutation (Bunuel, Greenaway, Ruiz), du rébus (Frampton, Smith, Snow), du double (Chaudouët, Duras, Fitoussi, Rivette) ou de la métamorphose (Maddin, Ottinger, Quay, Svankmajer). D'où l'hypothèse d'un cinéma roussellien, à la croisée de l'expérimentation plastique et de l'invention narrative, caractérisé par une certaine dissipation figurative, quasi pyrotechnique. "Et je me réfugie, faute de mieux, dans l'espoir que j'aurai peut-être un peu d'épanouissement posthume à l'endroit de mes livres" , écrivit Roussel, ingénu, en guise de consolation. Cinéma Roussel se propose d'offrir à l'écrivain un peu d'épanouissement posthume à l'endroit de ses films virtuels

10/2021

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Essais

Le cinéma amazigh. Genre du cinéma algérien ou cinéma à part ?

Le cinéma amazigh est intéressant en tant qu'il est une continuité de la lutte pour la reconnaissance de l'identité amazighe en même temps que le dernier rempart conquis par la création artistique, vu que le rejet de l'utilisation de la langue amazighe au cinéma a duré plus longtemps que pour les autres arts. Cette dynamique est d'autant plus intéressante que, dès la sortie des films, la presse titrait que le cinéma amazigh était né, instituant le fait, discutable, de l'apparition d'un genre supplémentaire dans la cinématographie nationale. Ce cinéma cristallise une double rupture : le renouvellement des thèmes ; l'autorisation d'instaurer un secteur privé, indépendant. Cette ouverture, menée par des réalisateurs professionnels, est un premier signe de changement. La suite de l'histoire du cinéma algérien, dans une rupture totale avec le cinéma professionnel des réalisateurs salariés des entreprises étatiques, va bousculer tout ce qui a pu être produit ou observé.

07/2022

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Documentaires jeunesse

Le cinéma

Quelles sont les caractéristiques de Friedrich Murnau, François Truffaut et Pedro Almodovar ? Comment l'invention du son, de la couleur, de la 3D a révolutionné le cinéma ? Pourquoi le scénariste, le chef opérateur, la costumière et le compositeur sont-ils indispensables ?

04/2011