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World Book Night, deuxième : on prend (presque) les mêmes et on recommence

Du gratuit, du gratuit, encore du gratuit

Par Antoine Oury,Le lundi 23 avril 2012 à 14:28:38 - 0 commentaire

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L'édition 2012 de la World Book Night s'est doucement préparée à l'exportation : si les États-Unis furent les premiers sur les rangs, (voir notre actualitté) l'Irlande et l'Allemagne ne sont pas en reste, et participent aux réjouissances de cette année. Au Royaume-Uni, on a prévu 1 million de livres gratuits, distribués n'importe où, mais pas par n'importe qui.


En effet, quelques grandes plumes britanniques ont répondu à l'appel aux volontaires lancé en janvier dernier. (voir notre actualitté) Si les parrains de cette deuxième édition sont à faire pâlir d'envie tout organisateur qui se respecte (JK Rowling, Damien Hirst, David Gilmour, Dave Eggers...), certains auteurs mettront même la main à la pâte pour en sortir un livre gratuit.

 

Voir la lune, et gratuitement : excellent programme !


Stephen Fry distribuera à tour de bras Le Conte des deux cités de Charles Dickens (bicentenaire oblige), Alexander McCall Smith glissera dans les sacs un exemplaire gratuit des Vestiges du jour de Kazuo Ishiguro. À la nuit tombée, c'est un choix tout désigné. Même Ed Vaizey, le Ministre de la Culture le moins aimé par le monde du livre britannique, donnera de sa personne en offrant The Damned United, le dernier roman de David Peace, non traduit en français.

 

Les auteurs des titres distribués gratuitement, contrairement à ce que l'on pourrait penser, sont tous ravis : Neil Gaiman, qui se livrera à une lecture retransmise en streaming pour la World Book Night, a expliqué dans un mail tout le bien qu'il pensait de l'évènement. Il se déclare « Ravi, car les amoureux du livre vont faire du prosélytisme. Heureux, parce que le plus large moteur de recommandation jamais créé, le bouche à oreille, va être déployé. Ravi, car des gens vont lire mes textes alors qu'ils ne l'auraient sûrement pas fait en temps normal. Ils vont peut-être les faire rire. Ou penser. Ou simplement apprécier l'histoire. »

 

À l'heure où l'industrie moribonde cherche à maintenir ses profits au niveau le plus élevé, (voir notre actualitté) la World Book Night fait figure d'oeuvre de charité : un million de titres distribués gratuitement, ce qui n'a pas manqué de provoquer le courroux de quelques libraires indépendants, furieux de subir une telle concurrence. (voir notre actualitté)

 

Mais la World Book Night bénéficie du soutien sans faille des auteurs : Margaret Atwood a résumé la situation en deux-trois phrases en expliquant que « Les livres sans lecteurs sont comme des CD sans platines. Et à moins que les lecteurs redécouvrent le plaisir de la lecture, celle-ci va disparaître. La World Book Night permet aux lecteurs passionnés de partager leurs coups de coeur. Et c'est un cadeau... Les cadeaux constituent une prise de position forte. » Aux États-Unis, les organisateur ont toutefois dû revoir leurs ambitions à la baisse, faute de bras et de crédits : position forte, mais encore inconfortable.

Sources : The Guardian , NDTV , USA Today , World Book Night

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